P A R A L L E L BLOG (2.0)

Le blog officiel de la guilde des tourneurs-fraiseurs du Creusot


Let the music play like you want it to

La jeune et gironde Ilona l'a chanté de sa voix suave et érotique : C'est les vacances...
Comme j'anticipe les blagues vaseuses que certains se feront un plaisir à faire : les vacances pour un étudiant, c'est comme le reste de l'année : on n'en branle pas une, mais au moins, on a la mauvaise conscience au moins.
En attendant la révolution lumpenprolétaire, c'est peut-être le moment d'heupdéter la radio , et de fêter par la même occasion les 10 gigas désormais offerts par Free.

La voici, la voilà, la playlist de ce début d'été où, seul sur le sable, les yeux dans l'eau, ce rêve était trop beau

  • Nick Drake - Road : spéciale kassedédi à Sskizo
  • The Radio Dept. - The Worst Taste in Music : comme quoi je suis très influençable
  • The Tiny - Closer : j'en avais déjà parlé avant, mais je le remets, je suis comme ça
  • José Gonzales - Heartbeats : paraît que ça accompagnait une pub Sony, mais ça fait longtemps que j'ai pas vraiment allumé la télé
  • The Smiths - Girlfriend in A Coma : oui, je chante ça devant ma glace en me prenant pour Morrissey, et j'aime beaucoup
  • The Beatles - You Won't See me : un petit groupe anglais qui mérité d'être connu. A découvrir!
  • Ben Harper - Strawberry Fields Forever : en général, Ben Harper me gave très vite, mais je dois concéder que sa reprise des Biteulze est über classe.
  • Mercuy Rev - A Drop in Time : la chanson de quand on est amoureux, et de quand c'est l'été. Ca tombe bien
  • Love - The Good Humor... : parfois je me dis que je me suis trompé de décennie
  • The Associates - Party Fears Two : pour l'info people, il paraît que le chanteur de The Associates a été l'amant de Morrissey.
  • The Divine Comedy - Party Fears Two : ça m'arrache la gueule de le dire, mais le meileur titre du dernier album est une reprise....
  • The Divine Comedy - Generation Sex : ...alors on revient aux fondamentaux...
  • The Divine Comedy - Life on Mars : ...mais aussi aux reprises
  • Candy Cane - Boys don't cry :... Bowie + Neil, la transition était toute trouvée pour balancer du Candy Cane et sa catastrophique reprise des Cure : ce saltimbanque de garçon est décidément peu doué.
  • Regina Spektor - On the Radio : si vous aussi, la troisième mesure de l'intro vous rappelle un vieux tube pourri des 90's que la décence m'interdit de citer, soyez gentils de me le dire en commentaires, je me sentirai moins seul
  • Tom Waits - In the neighborhood : Tom, c'est un peu mon premier émoi musical. Alors que y en a, c'était Bruel.
  • The Who - Baba O' Riley : ça c'est de l'intro les gars
  • Hawksley Workman - You Me and the Weather : Hawksley, j'ai cru en toi, et tu m'as beaucoup déçu.
  • Serge Gainsbourg - Initials BB : oui, parfois, on touche au génie, c'est comme ça et pas autrement
  • Keren Ann - La disparition : par pure mauvaise foi, j'ai longtemps détesté Keren Ann. Je crois que j'avais tort.
  • BO de Peau d'Ane - Le conseil de la Fée des Lilas : allez, le petit moment pédé pour conclure...
  • + BONUS SPECIAL DAUBE : FR David - Words don't come easy : vivement que j'aille chez O., la chanter sur Sing Star spécial 80's, et alors, enfin, je me la sortirai de la tête.

Think for yourself (2)

Attention les enfants, à trois jours de mon rendu, je tiens la thèse de mon mémoire ! Youpi cool.


" On pourrait même estimer que Lacan, comme dans son entreprise de retour à Freud, effectue là un retour à la topologie, c’est-à-dire une relecture de la discipline qui ne la dépasserait pas pour autant. Le sens du retour à la topologie, c'est, pour paraphraser Lacan et son goût de la formule, le retour au sens de la topologie. Ce serait se fourvoyer que de considérer le propos lacanien comme une application de la topologie à l’esprit, une simple modélisation : comme on l’a vu, la topologie n’a rien d’un modèle ou d’une métaphore, elle est la structure. "

(deuxième partie, troisième sous-partie : "La topologie lacanienne : au-delà de la perspective sokalienne")


Ouais, parce qu'après Kate Bush, Ronaldinho, et la musique suédoise, fallait bien relever le niveau, hein.
(Reviendez les lecteurs, la prochaine fois, je parle d'autre chose...)



In the summertime, when the weather is high

La musique, oui, la musique, je le sais, sera la clé, de l'amour de l'amitié, chantaient Nicoletta (elle est toujours vivante, envoyez vos dons) et la promotion de la première Star Ac'. Bref.

Hier, c'était donc la fête à la musique, un truc inventé par les méchants sssssocialo-communistes et leur grand thuriféraire de l'époque, le sémillant Jack Lang, pour troubler la quiétude de la France giscardienne. On le sait, la Fête de la Musique, ce sont beaucoup d'ennuis : en général, il pleut (ça n'a pas loupé), on veut sortir à 50 et il y en a toujours un pour râler parce-qu'il-doit-aller-retrouver-un-pote-à-Denfert-Rochereau, et surtout, à chaque coin de rue, on doit se farcir la chorale du collège Pablo Neruda de Choisy-Le-Roi qui reprend la Maison Bleue de Maxime Le Forestier en version longue, ou bien toute la diaspora péruvienne interprétant pour la 157ème fois El Condor Pasa à la flute de Pan.
Mais hier, et c'est un fait suffisamment rare pour être noté, la musique était bien.
Je me suis laissé traîner dans les jardins du Centre Culturel Suédois (un bien bel endroit, entre les rues Payenne et Elzévir, pour ceux à qui ça dit quelque chose) pour un petit échantillon de la nouvelle scène suédoise. Car le Suédois est, semble t-il, aussi doué pour la musique que le meuble en kit.
Il y avait donc Hello Saferide, que c'est toujours aussi bien mais que c'est mieux en live qu'en sususudio, un groupe assez anecdotique dont j'ai oublié le nom mais dont j'imagine que ce n'est pas très grave, Christian Kjellvander (à vos souhaits), songwriter torturé plus que correct, et un groupe trop bien sa race sa mère, The Tiny. Ils sont trois : la chanteuse qui ne ressemble à rien mais dont la voix peut, au choix, enchanter ou exaspérer, un violoncelliste plutôt bien fait de sa personne qui manie la scie musicale comme personne, et un contrebassiste. C'est assez... suédois, mais j'estime que ça vaut le détour.
Edit : je fais un petit essai d'une nouvelle fonctionnalité top kikoo lol sur mon blougue, vous pouvez donc écouter Closer de The Tiny en cliquant sur la petite flèche verte à gauche du lien.

Certes, le cadre n'était pas vraiment propice à une écoute religieuse des concerts, sachant que ça bouffait et papotait dans tous les coins, et surtout à cause des gosses.
Car l'enfant suédois, ou assimilé, est turbulent. Déjà, ils ressemblent tous aux Hanson (Mmm bop, ba duba dop, ba du bop, ba duba dop, ba du bop, ba duba dop, ba du) et surtout on les dirait tout droit sortis d'une pub pour Nutella ("De l'énergie pour penser et se dépenser") : ils ont passé trois heures à courir, hurler et se battre, sans que ça inquiète outre mesure leurs parents, car la mère suédoise, a apparemment, a un problème de défaut d'autorité que seule Super Nanny saurait résoudre.
Bref, la musique était bonne, bonne, bonne (les filles aussi, hein), l'ambiance agréable, et les gens aussi.
Mais à minuit, je devais déjà être en train de baver sur l'épaule d'un garçon, parce que faut pas déconner, c'est déjà la faute à la gauche si notre pays part à vau-l'eau, on ne va pas, en plus, se coucher à pas d'heure pour cautionner ce happening annuel bolchévique.

(Fichtrebleu, trois liens My Space dans un même post)

It's gonna be a long long time

Vous aviez aimé la merveilleuse choregraphie de Nancy Sinatra avé les bottes, vous adorerez le déhanché subtil de Kate Bush et de son ukulélé sur la reprise de Rocket Man (faut patienter jusqu'au refrain, hein). Un fabuleux moment de kitscherie.



J'ai assuré mon quota de posts pédés pour l'année. Ouf.

I don't want to play football

L'événement du week-end, du mois et de l'année, c'est la Coupe du Monde de football. Ce serait presque l'événement du siècle, si il n'en restait pas une vingtaine à venir (penser à mourir jeune)
Si vous croyiez y avoir échappé, Leader Price est là pour vous le rappeler, puisque la marque affiche, pour vanter les mérites de son - probablement délicieux - café, le sourire chevalin de Ronaldinho en 4 par 3 sur les murs du métro parisien. Et ça, c'est vraiment pas sympa, Leader Price.
Pour information, et pour les plus déconnectés de mes lecteurs (puissent-ils conserver leur innocence !), Ronaldinho ressemble à ça. Et à force de googlage pour vous gratifier de cette bien belle image, j'ai pu résoudre un grand mystère : oui, Ronaldinho sait fermer la bouche. Enfin presque. Eh, on va pas chipoter, on ne voit plus ses gencives, c'est toujours ça de pris.
Mais je suis mauvais. Car si Ronaldhino est doté d'un physique peu avantageux, il paraît qu'il joue bien à la baballe. Je dis "il paraît", parce qu'à peu de choses près, je m'en bats l'oeil et le flanc gauche. 22 millionnaires décérébrés s'excitant 90 minutes autour d'un ballon, ça me laisse un peu indifférent. Il faut croire que je constitue - avec d'autres - une minorité puisque les 30 sec de pub diffusées lors du match à venir France-Suisse se négocient autour de 130 000 euros, soit 4 Smic à la seconde. Et d'ailleurs, pour un peu, on va se faire latter la gueule par les Suisses, et les journalistes sportifs trouveront le moyen de nous dire qu'on n'a pas vraiment perdu, puisque les Suisses ils parlent un peu français, donc ils sont un peu de la famille. Enfin, faut voir comment ils parlent français, hein.
Cette année, la Coupe du Monde a lieu en Allemagne. Je ne sais par pourquoi mais "Allemagne" et "Coupe du Monde de Football" sont des mots qui vont très bien ensemble (twes bien enseeeemble). Sans doute à cause de la bière. Avec force reportages absolument passionnants, les médias insistent sur la folie qui règne dans le pays. En même temps, un pays capable de s'exciter pour un simple mur qu'on démolit, faut se méfier. Ah, c'est sur qu'ils rigolaient moins quand on leur bombardait Dresde juste pour la déconnade!
Bref, pendant un mois on va nous bassiner les côtes pour savoir qui va affronter le Brésil en finale. Et évidemment, une fois la France éliminée, de préférence au premier tour, il va falloir prendre parti. Parce qu'évidemment, au foot comme ailleurs, il faut avoir une opinion. Et qui dit opinion, dit étude d'opinion, et d'ailleurs le JDD, un journal très mauvais qui, Dieu merci, ne se vend que le dimanche, a commandé un trés sérieux sondage au très sérieux Ifop pour savoir si il fallait ou non titulariser Franck Ribéry dans l'équipe de France. Le verdict de cette passionnante étude est sans appel : 69% des Français ont répondu d'une seule voix "oui". Et le JDD de titrer en une "La France folle de Franck Ribéry". Je suis heureux de savoir que la France est folle d'un mec dont je ne connaissais même pas le nom ce matin.
Alors, moi cette année, j'ai décidé de soutenir les équipes à la con, genre Trinidad-et-Tobago. Qu'on ne vienne pas se moquer de l'équipe de Trinidad-et-Tobago : ils ont tenu en échec l'équipe de Suède (pauvres suédois, en plus de cette humiliation, il faut qu'ils aient le droit à une visite des plus inopportunes cette semaine).
C'est donc décidé : 2006 sera Trinidienne ou ne sera pas.

Sympathy for the devil

Aujourd'hui, nous sommes le 6 juin 2006. Pour ceux qui auraient du mal avec les chiffres, ça arrive, ça s'écrit 06/06/06. Ou 6/6/6. Oui, 666, le nombre de la bête, de l'apocalypse, de plein d'autres trucs qui font peur. Et en plus, ce n'est pas un nombre de la suite de Lost.
Normalement, la fin du monde était prévue pour ce matin, 06h06. Raté. Quoiqu'aux Etats-Unis, décalage horaire oblige, on a encore de la marge. Et le diable, s'il ne s'habille pas forcément en Prada (je fais allusion à un baisteselleur que de jeunes filles analphabètes parcourent avidement dans le metro, en attendant la suite du Da Vinci Code : Le Da Vinci Code n'en fait qu'à sa tête, Da Vinci à la plage, le Da Vinci Code et les Da Vinci Codettes), vit probablement à l'heure américaine, parce que c'est plus facile pour investir dans le NASDAQ.
Bref, aujourd'hui, tremble dans ton slip, misérable mécréant, parce que Satan t'habite. Pour preuve, je me remets à faire des jeux de mots pourris.
Mais le Diable, la bête, le débarquement (oui, on fête aussi ça, car si les Ricains n'étaient pas là, nous serions tous en Germanie, chantait Michel S., chansonnier facho de son état. T'inquiètes Michel, l'année prochaine, on sera en Sarkozie, et c'est presque pareil!), c'est un peu surfait.
Alors n'oublie pas d'aller souhaiter un bon anniversaire à Deanna, qui vieillit mais n'a rien perdu de sa classe. Pour l'occasion elle a même choisi un papier peint turquoise. Si c'est pas la fête, ça, hein.

Très bon anniversaire à elle, et bon Satan aux autres.

I can't believe the news today

Comme disait Kierkegaard "Bon, fini de se regarder le nombril, je vais regarder le JT". D'accord, il n'avait pas la télé. Mais s'il il avait eue, il l'aurait probablement dit, ce sacré Sören.
Alors moi la télé, je trouve ça tellement 1.0 que je m'informe sur le ouebe, mais comme je suis un peu vieille France aussi, je lis les journaux. Non, pas les trucs imprimés sur du papier cul avec des sudokus et des mots fléchés qu'on vous distribue dans la rue : ça, ce ne sont pas des journaux, mais des "gratuits".

Bref, dans l'actualité d'aujourd'hui, il y a

Les propos de Ségolène Royal sur la délinquance : qu'on ne vienne plus lui dire qu'elle n'a pas de programme, hein ! Elle en a un maintenant. Certes, il est de droite, ce qui est peut-être gênant pour une femme de gauche, mais on ne va pas être trop regardant.
Sarkozy, avait compris que pour voler les voix de le Pen, il fallai faire du le Pen (à ceci près qu'on remplace "Immigration zéro" par "Immigration choisie" parce que ça rime avec "jolie") . Royal, elle fait pareil : pour voler les voix de Sarkozy, bah elle fait du Sarkozy. Elle est futée, nan ? Si le paysage politique continue son glissement progressif vers la droite, en 2007 Besancenot devrait nous sortir que la France est un pays trop fiscalisé et que le code du Travail est décidément trop rigide.

Pendant ce temps, Dominique Galouzeau de Villepin tient sa conférence de presse mensuelle. A Chartres. A croire qu'ils ne veulent même plus de lui à Matignon, le pauvre. Ils auraient pu lui proposer Lille, Lyon, Bordeaux. Mais non, ils lui ont dit "Dominique, c'est Chartres ou Maubeuge !". Pendant sa conférence, il a un peu chouiné sur le fait que, franchement, tout le monde avait été un peu méchant avec lui, mais sinon, il était plutôt content de lui. Surtout la baisse du chomâge. Il faut dire que radier certaines catégories de chômeurs des statistiques pour faire baisser artificiellement le taux de chômage est une idée dont il peut être très fier.

Dans les restes du monde, les Indonésiens comptent leurs morts : entre 6 000 et 7000. Tout monde a l'air de s'en foutre. En même temps, le coup du "Excusez-nous, on vit en plein dans une zone sismique", ça va un instant. Ils nous avaient déjà fait le coup avec leur tsunami il y a un an et demi, on ne va quand même pas faire une émission spéciale à chaque fois qu'une famille se fait décimer à cause d'une maison pourrie achetée à crédit. Les pauvres, ils avaient qu'à pas être pauvres. Enfin, ce qui est emmerdant, ce sont tous ces enfants qui cousent les ballons de football pour un millième du smic et qui sont peut-être morts. Comme quoi, si l'économie va mal, c'est que les pauvres ne savent vraiment pas prendre soin d'eux.

Et en Irak ? L'Irak, c'est un peu le grand laboratoire américain de la démocratie. D'ailleurs, la peine de mort y a été rétablie, ce qui est le propre des grandes démocraties. On vient d'y découvrir que l'armée américaine - celle-là même qu'on a accusée de sévices à Abou Grahib alors qu'il ne s'agissait que de vidéos pour Jackass - aurait exécuté 24 civils, comme ça, pour se faire plaisir. Comme quoi, on ne le dira jamais assez, il ne faut pas laisser vos enfants trop longtemps devant leur playstation : ils pourraient devenir soldats.
Et toujours en Irak, les attentats continuent, ce qui prouve bien la démocratie est en marche puisque tout le monde s'exprime. Jean-Pierre Pernaud y aurait sans doute consacré quelques secondes dans son JT demain mais le championnat inter-régional de lancers de pâtés de tête à Champagne-Mouton (Charente)*, ça n'arrive qu'une fois dans l'année. Alors que les attentats en Irak, c'est tous les jours.

Mais tout cela, au fond, ce n'est pas très intéressant. C'est pour ça que Le Parisien, un grand journal d'actualité, fait sa une sur "L'argent dans le couple", un sujet brûlant. Que les gens qui s'inquiètent de la disparition en kiosques de France-Soir (oui, oui, il y en a que ça inquiète) se rassurent : Le Parisien est là.

Et pour finir, le Sida a 25 ans. Joyeux anniversaire le Sida !

* je précise aux plus suspicieux de mes lecteurs que ce village existe. J'y suis même allé. Et j'en suis revenu. Mais le championnat, c'est pour déconner.