I fell in love again (all things go, all things go)
16 noise(s) Nonchalament posté le 28 février 2006 à 11:20.Pour commencer, quelques addenda à mon beuhlogrole : Tavibavo, un jeune garçon spécialisé dans le relooking de balles de ping pong, un métier comme un autre, Deanna, poètesse de l'épilation, Stellou, qui sait évoquer les joies des correspondants étrangers mieux que ne le ferait jamais Vincent Delerm (qui a sans doute une chanson à ce sujet sous le coude). Et surtout, je n'oublie pas le blog d'Ingrid Chauvin, plantureuse comédienne de seconde zone : elle nous y parle de son sac, de son parfum, bref, de ce qui fait le quotidien des grandes stars, en n'oubliant pas de nous gratifier au passage d'un "Kikou les ptits loups" en taille 72. Bref, comme Ingrid, c'est un peu notre copine à tous, alors n'hésitez pas à venir commenter sur son blog : elle n'attend que ça la coquine.
Et puis, car vous l'attendiez avec la même excitation qu'une communiante diaphane sur le perron de l'église, voici le nouvel heupdète de la boîte à musiques
Dans vos oreilles, donc
Soul meets body, de Death Cab fot Cutie, spéciale cacedédi à lui
Tidal Wave, de Claps Your Hands Say Yeah (Tape dans tes mains dis oué, pour les non anglophones)
Chicago de Sufjaaaaaaaaaaaan Stevens
Noah's Ark de Coco Rosie
Imaginary Love, de Rufus Wainwright
Bellyache, de Candy Cane, car ce blog soutient les jeunes artistes quinenveulent
et au rayon vieilleries
The days of Pearly Spencer, par David MC Williams, une des rares chansons que je sais chanter sans fausses notes
Till this were you, des Beatles, écrite par Brian Wilson, et disponible sur l'album With the Beatles, assez inégal (puisqu'on vous le repète que le meilleur album, c'est Revolver, point barre)
At my most beautiful, de REM, ma préférée de Up avec Daysleeper, mais je présume que vous vous en foutez (oui, si ça vous rappelle une pub pour une carte bancaire où tout s'achète sauf l'amûûûr, c'est normal)
et pour finir, le Concerto en Mi de Van Der Bundermayer, compositeur fictif inventé par Kieslowski dans La Double Vie de Véronique (que personne ne veut venir voir avec moi, bande de pleutres... et pourtant vous ne savez pas ce que vous loupez, c'est une splendeur et sa ressortie en salles est une aubaine)
Dans l'appartement de quelqu'un qui se reconnaîtra (et qui ne gardera à terme comme seul souvenir de moi mon don inné pour renverser le champagne dans les cendriers), je suis tombé sur un piano, si tant est qu'on puisse dire "je suis tombé sur un piano", mais l'on m'excusera ces quelques approximations linguistiques, il est tard!
Alors, inévitablement, je me suis mis à repenser à ces huit années de piano, puis, et parce que je le désirais depuis longtemps, j'ai songé à l'idée de faire un post sur mon rapport conflictuel et amoureux à cet objet, sur mon incapacité pathologique à déchiffer une partition (incapacité dont j'ai compris bien plus tard les tenants et les aboutissants), mais je crois que c'est un sujet qui me tient trop à coeur pour parvenir à l'évoquer autrement qu'oralement (de préférence allongé sur un divan, puisque c'est un sujet qui ressort fréquemment). Ca peut sans doute paraître ridicule, mais quand je vois un piano, j'ai cette étrange impression d'une histoire d'amour gâchée. Gâchée par une peur névrotique de l'échec, échec qu'incarnait alors à la perfection cet instrument, gâchée par une impatience toute juvénile, gâchée par un manque de rigueur dont je me mords les doigts.
Un jour, sans doute - et ce n'est sans doute pas pour rien que j'ai fait rempart de mon corps pour que ma mère se refuse à vendre, lors de mon déménagement, ce vieux piano desaccord - je m'y remettrai, et j'arriverai à rejouer ça (parce que ceux qui osent vous sortir que le piano, c'est comme le velo, ça s'oublie pas sont de fieffés menteurs)
Variations Goldberg, BWV 988 - Variation 1. J.-S. BACH (interprète : Murray Perahia)
Et sinon, ça n'a pas grand chose à voir, mais le premier (homme, femme, chat, chien) qui réussit à jouer ça sous mes yeux, je l'épouse tout de suite, parce que le violoncelle, ça me met dans tous mes états.
Suite pour violoncelle seul en si majeur - Prélude. J.-S. BACH (interprète : Pablo Casals)
(C'est un enregistrement qui date, mais Casals restant pour moi le meilleur violoncelliste du siècle, je vous l'ai laissé comme tel, en même temps, vous vous en branlez sévère, je sais)
La semaine prochaine, à cause de mon boulot de merde, j'ai un voyage d'affaires de deux semaines en Thaïlande, et ça me saoûle déja : on sera logés dans un palace hyper loin de la plage, et avec ma chance habituelle, il va pleuvoir, ou, pire encore, le jacuzzi va tomber en panne (comme l'année dernière aux Bahamas, ou, en plus, le jet privé qui devait nous amener sur le site avait deux heures de retard). Si j'avais passé le concours de la Femis, j'en serais pas là, tiens.
Je pourrai sans doute pas blogger une fois là-bas, mais j'essaierai de vous envoyer des photos de mouches mortes, même si ça va me coûter une fortune en Wi-Fi, et déjà que mes finances vont mal... Mais je penserai à vous envoyer régulèrement une capture d'écran de mon compte en banque, je sais que vous appréciez
En attendant, voilà un extrait de mon prochain article
Avec sa ligne épurée, son design innovant, et sa matière soyeuse, ce porte CD en forme d'arête de poisson fera le bonheur des petits et des grands. Ergonomique, simple d'usage, et à la portée de toutes les bourses, cet accessoire indispensable fera date dans l'histoire du constructeur. Qui plus est, il est disponible dans de nombreux coloris, preuve s'il en fallait que, chez Cogirep, on est plus que jamais dans l'air du temps.
Bon, de toute façon, vous vous en foutez, comme vous vous foutez de ce blog, puisque je n'ai que deux visiteurs, et d'ailleurs, je vais tout effacer. Et puis je vais me mater un film gore ouzbèke colorisé à la main, tiens...
Ce soir, j'ai décidé de vous faire bander, à fond. Attention les yeux, éloignez les enfants.
Pour cela, peut-être faudrait-il, et c'est chose difficile, oublier le Lacan tel qu'il nous apparaît retrospectivement, c'est à dire un habile rhéteur doté d'une forte propension à la petite phrase. Oublier aussi les querelles de chapelle sur le contenu analytique des théories lacaniennes, oublier le prisme popperien de la scientificité. Il nous faut quitter la lettre pour mieux y revenir : voir la mathématique lacanienne - si tant est qu'on puisse la nommer comme telle, ce que l'on discutera par la suite, telle qu'elle est, c'est-à-dire bien plus qu'une figure de style scientiste ou logiciste. Comme précisé, on laissera aux contradicteurs de Lacan le soin de discuter de la validité analytique d'un tel emploi des mathématiques dans la psychanalyse, et l'on s'intéressera à l'apport effectué par cet emploi aux mathématiques et à une certaine philosophie du langage : pour mieux voir, dans l'oeuvre de Lacan, émerger un contenu mathématico-philosophique précieux.
Oui, quand je lis ça, je me dis que j'aurais vraiment du faire un BTS immobilier plutôt que d'écrire ce genre de conneries.
Il est intelligent.
Il est drôle.
Il est fort
Il sent bon le sable chaud.
Il transforme le plomb en or.
Il est le Rimbaud du XXIème siècle.
Il guérit les gens par imposition des mains.
Il est déductible de vos impôts à hauteur de 50%
Il nous survivra.
Il est doté de la technologie anti-shake, qui vous permet des photos nettes en toutes circonstances.
Il est compatible tous systèmes d'exploitations.
Il est disponible à moitié prix si vous êtes membres du M6 Boutique Club.
Il ne faut pas Le caricaturer, sinon, on brûlera des ambassades.
Et en plus, aujourd'hui, il a 26 ans.
En cadeau, l'une des plus mauvais chansons d'anniversaire jamais crées : It's your birthday par Uncle Luke (pensez à baisser le son, c'est vraiment atroce)
Il y a déjà peut-être un serial killer dans votre baignoire!La Saint Valentin, c'est l'occasion d'assister à des scènes d'amour pré et post pubères magnifiques, comme ce qui a eu lieu hier dans ma cage d'escalier.La St Valentin est pour moi une fête magnifique où les couples endimanchés s'échangent de longs regards enamourés, un jour où l'amour se partage sans limites ni tabous, un jour où la valse des bisous tourne autour de nos bouches enflammées, un jour où les hommes et le femmes se tendent la main et arrêtent de se faire du mal, un jour où les frontières de nos coeurs tombent sous les assauts de la passion, un jour où on peut enfin enculer sa femme
Hier, donc, alors que je rentrais gaiement dans mes pénates, j'aperçois derrière la porte censée être protégée par un code qui ne marche qu'une fois sur trois, deux ombres menaçantes. Ni une, ni deux, le Nicolas Sarkozy qui sommeille en moi se dit "Ah, bah tiens, encore la racaille qui vient squatter ma cage d'escalier pour s'échanger en toute impunité des produits illicites". J'ouvre donc la porte l'oeil méfiant, la main gauche sur mon flashball, et la main droite sur le Code Pénal qui réprimande depuis peu "Les réunions dans les halls d'immeubles" et là...
je m'aperçois alors que, de racaille, il s'agit bien. Mais que de trafic de drogues, il ne s'agit pas.
C'est à ce moment là que je devrais vous expliquer ce qu'ils faisaient réellement, mais je compte sur votre sagacité pour m'épargner le récit des détails.
Donc, voilà, la Saint-Valentin, c'est aussi ce puissant hymne à l'amour, qui transforme ma cage d'escalier en antichambre des studios de Citebeur (si tu ne sais ce qu'est Citébeur, crois-moi, tu loupes quelque chose de bien fendard).
C'est beau l'amour, non?
Ah oui, et le premier qui me bafouille en commentaire "ah bah si raconte nous les détails" avec force "hihihihihi", "lol", ou smileys divers, je lui éclate la tête à coups de jambonneau (oui, je ne change jamais d'arme)

NOUS NE LES OUBLIONS PAS - NE LES OUBLIEZ PAS
Parce que leur liberté, c'est la nôtre.
- Je n'ai pas choisi de reproduire les caricatures publiées dans la presse danoise, pour la bonne et simple raison que ce sont de mauvais dessins, absolument pas drôles. La couverture de Charlie Hebdo affichée plus bas n'a, à mon simple avis, rien d'offensant mais se moque des réactions hystériques de certains, réactions qui, comme toujours, émanent en premier lieu d'un opportunisme politique et se nourrit de la misère et du désespoir d'une population laissée pour compte.
- J'estime en effet que le respect des pratiques religieuses n'oblige personne à respecter des personnages ou des mythes. Le retour du religieux dans les discours politiques, fussent-ils américains,iraniens, ou que sais-je encore, blesse autant, sinon plus, l'athée que je suis que le pastiche d'une "idole" pourrait blesser celui qui la vénère.
- L'humour et la moquerie restent encore ce qui différencie l'homme de l'animal.
Ce blog veut bien respecter les religions quelles qu'elles soient et ceux qui les pratiquent mais se réserve le droit de conchier toutes les idoles : Jesus, Mahomet, Bouddha, Zidane, Lorie etc.

Dessin de Cabu paru dans Charlie Hebdo du 8 février
Dessin de Luz paru dans Charlie Hebdo du 8 février
J'emmerde donc Dieu et tous ses succédanés si je veux.
(Pour brûler ce blog, envahir l'ambassade de France en signe de protestation, ou lancer une fatwa contre moi, merci de bien m'en avertir auparavant à zefed (at) free (dot) fr.)
Et ça n'a rien à voir, mais, comme sous-entendu chez Sskizo, j'en ai effectivement une grosse, et je suis indéniablement beau et intelligent. Merci d'avoir rétabli la vérité, chère Sskizo
Comme dit le proverbe "En février, suicide-toi dans ta baignoire, tu verras c'est sympa".
Qu'à cela ne tienne les enfants, voici une vraie playlist de dépressifs comme on n'en fait plus.
- L'étonnante reprise-remix de Dream Brother de feu Jeff Buckely par Bitmap
- Way to Blue, par Nick Drake
- Memory Lane, par Elliot Smith (j'ai hésité à vous mettre Needle in the Hay, mais j'avais vraiment peur de vous abattre)
- Suicide is Painless, la cultissime chanson du non moins culte M*A*S*H, reprise par Lady & Bird
- Chelsea Girls de Nico
- Il pleut sur Nantes, par Barbara
- Weeping Willow, par Sébastien Schuller, (que je REmets dans ma radio si ça me chante)
- By this river, par Brian Eno (remise au goût du jour dans La Chambre du Fils, de Nanni Moretti)
- Con toda palabra de Lhasa
- Sisters of Mercy, par Leonard Cohen.
Donc, à vos Prozac, et c'est parti