P A R A L L E L BLOG (2.0)

Le blog officiel de la guilde des tourneurs-fraiseurs du Creusot


But you don't really care for music, do you ?

Pour bien commencer, nous updatons (je parle moderne, t'as vu?) la radio.
Thématique du mois : reprises.
Avec donc, ladiesandgentlemen, une reprise de The Partisan de Léonard Cohen (je ne vous ai pas encore saoûlé avec Cohen, ce ne saurait tarder) par 16 Horsepower featuring (encore moderne!) Bertrand "je te pardonne, sale monstre" Cantat, une reprise de Across the Universe par Rufus Wainwright, une reprise de Ca plane pour moi par Sonic Youth, la reprise de Confortably Numb des PF (l'acronyme, ça fait branché qu'on se le dise), par les Scissors Sisters, la reprise de Rock the Casbah, par Rachid "quand tu veux ou tu veux" Taha, la reprise de Mad World par Gary Jules (supérieure à l'original, en même temps, avec Tears For Fears, c'est pas compliqué), et une reprise improbable de Bridge over Trouble Water par Johnny Cash et Fiona Apple.

De quoi vous faire patienter pendant ma longue absence, car oui, je m'en vé.
Demain, à l'aube, à l'heure où blanchit la campagne, je partirai. Je laisse donc ce blog entre des mains que j'espère attentionnées, puisque ce sont les vôtres. Si vous vous sentez seul et abandonné sans moi (ce qui n'est pas à exclure, vu mon potentiel d'attraction), n'hésitez pas à polluer les commentaires de ce post de messages d'amour.

Là où je vais, la grande machine du progrès s'est arrêté à la révolution industrielle, je ne pourrai donc pas vous donner signe de vie jusqu'au 2 janvier.

A l'année prochaine donc, essayez de sourire à Noël, ne trucidez pas votre famille de névrosés, et j'espère que vous avez suivi votre régime Top Santé "5 kilos avant les fêtes", histoire de ne pas revenir tout gonflé de cet grand raout orgiaque qu'est cette imposture religieuse ("Aucun Roi Mage ne s'est écrase sur le Pentagone", c'est Thierry Meyssan qui nous le dit, et nous pouvons le croire).

Mauvaise fêtes!

Et Famke vous souhaite un joyeux Noël, ce qui est cool, vu qu'elle est super pressée, elle a la déjà la main sur mon épaule...


Is it a bird ? Is it a plane?

Il est un peu éculé, le questionnaire de Sophie Calle, mais bon...mégalo un jour, mégalo toujours

Quand êtes vous déjà mort?
Un après-midi d'août 2002, en manquant de m'étouffer avec ma salive. Une des seules fois où je me suis senti partir (pas de tunnel blanc, pas de flashbacks). Renonçant à une mort aussi stupide, j'ai dégluti, et je suis toujours là

Qu'est ce qui vous fait lever le matin?
Très prosaïquement, une folle envie de pisser. Heureusement, sinon, certains matins, je ne me lèverais pas

Que sont devenus vos rêves d'enfants
Des rêves d'adultes... moins exotiques, mais plus plausibles

Qu'est-ce qui vous distingue des autres?
Un talent inné pour compliquer les choses. Sinon, pas grand chose.

Vous manque t-il quelque chose ?
Heureusement, oui, sinon, ce serait d'un ennui...

Pensez-vous que tout le monde puisse être artiste ?
Non, j'en suis la preuve vivante!

D'où venez-vous ?
D'une belle histoire d'amour ratée.

Jugez vous votre sort enviable ?
Relativement à celui d'un enfant du Darfour, oui.

A quoi avez-vous renoncé ?
Finalement, à pas grand chose, à part manger avec des baguettes, savoir siffler et mourir.

Que faites-vous de votre argent ?
Une source inépuisable de névroses ou de cadeaux

Quelle tâche ménagère vous rebute le plus ?
Dans l 'échelle du pire : nettoyer les sols

Quels sont vos plaisirs favoris ?
Dormir après l'amour. Faire l'amour avant de dormir. Lire et ne pas voir le temps passer. Rire. Embrasser. Etre suffisamment ivre pour me laisser aller, etre suffisamment sobre pour ne pas finir la tête dans la cuvette. Faire plaisir.

Qu'aimeriez vous recevoir pour votre anniversaire ?
La tête de Nicolas Sarkozy réduite par des Jivaros, mais je contenterais d'un mot de tous ceux que j'aime.

Citez trois artistes vivants que vous détestez.
Ils sont nombreux, mais prenons ceux auto-proclamés artistes : Botero, Jean-Pierre Jeunet, Jean-Jacques Goldman

Que défendez-vous ?
Les causes perdues, car ce sont les seules qui méritent qu'on les défende.

Qu'êtes vous capable de refuser ?
De l'argent. Du sexe.

Qu'avez-vous été capable de faire par amour ?
Beaucoup de choses ! Mais apparemment, ce ne furent que rarement les bonnes

A quoi vous sert l'art ?
A rien, sinon, il ne sert à rien.

Rédigez votre épitaphe
Je suis sur que vous m'avez déjà tous oublié

Sous quelle forme aimeriez vous revenir ?
Moi, en mieux.

Mais qu'allons nous faire, de tout ce bonheur...

Après vous avoir confié ma passion dévorante pour Famke Janssen, il me fallait impérativement rattraper le coup, en vous rassurant quant à ma sexualité. Ce qui va suivre devrait vous conforter.

Arty confessait sa passion pour les musical de Broadway, alors à mon tour d'avouer que je suis un fan transi de Jacques Demy (sauf Les parapluies de Cherbourg). C'est mon antidépresseur et mon anxiolytique à moi.
Je connais Peau d'Âne par coeur : je suis fou amoureux de Delphine Seyrig en fée des Lilas, surtout quand elle chante qu' "on ne marie pas les filles avec leur papa"... , ou quand elle descend de son hélicoptère avec Jean Marais, je connais toutes les chanson sur le bout des doigts, de la recette du cake d'amour ("Préparez votre/Préparez votre four"... recette absolument dégueulasse soit dit en passant) à celle du prince et de la princesse.
Je suis à peu de choses près dans le même état quand je regarde les Demoiselles, avec son sérial-killer qui s'appelle Dutroux, la tellement regrettée Françoise Dorléac et son "Tu dis aimer l'argent encore plus que toi-même, et moi, où suis-je alors, quand tu dis que tu m'aimes?", son Monsieur Dame , et la blondeur obscène de Jacques Perrin.
Bref, rares sont les films capables de me plonger dans un état de béatitude comme ceux-là. Qui plus est, je persiste et signe en affirmant que la filmo de Demy n'a rien de niais, au contraire. On y parle d'inceste, d'amours déçues, de trahisons, de sexe (on n'y fait jamais d'allusion directe, mais la tension sexuelle y est toujours en filigrane, comme dans ce grandiose "Nous fumerons la pipe en cachette"). Voilà, Demy, c'est l'anti-Amélie Poulain par excellence, c'est une grosse tablette de chocolat qui ne fait pas grossir, et c'est mon-truc-de-pédé-à-moi...

Bien, reprenons nos esprits.
Depuis que j'ai lancé mon opération "Noël en Janvier", je suis beaucoup plus serein à l'approche des fêtes, puisque je peux me permettre d'attendre l'année prochaine pour me lancer dans l'achat compulsif de cadeaux en tout genres... Je regarde donc, goguenard, toutes celles et tous ceux qui crapahutent infatiguablement dans la rue de Rivoli, à la recherche d"une-echarpe-pour-la-nièce", ou d'un "DVD-pour-tonton"... (en plus, eh eh, je n'ai pas de famille, ou si peu, ce qui réduit considérablement les achts)
Et puis, je ne peux que vous le conseiller vivement, allez voir Gentille, le dernier film de Sophie Fillères, dont j'avais pourtant très moyennement apprécié le dernier opus (Aïe). Emmanuelle Devos y est démente (oui, oui, je suis sur que tu vas aimer), c'est délicieusement absurde et drôle, et Bruno Todeschini (que j'aime d'un amour qui transcende l'entendement), y apparaît quelques secondes tout nu, ce qui a provoqué chez moi un émoi redoutable... (Bruno, je t'aime).
La scénario est un peu bancal, le tout pêche un peu par manque de rythme, mais au vu du niveau moyen de la production comique française, c'est chaudement recommandé (et puis c'est l'occasion de revoir, dans une scène mémorable, Michael Lonsdale et Bulle Ogier).

Play it again, Sam

Car au fond de nous sommeille toujours un enfant joueur et malicieux, il est temps de jouer un peu
On m'a envoyé récemment un blind test de musiques de film, et je vous le fais partager (surtout qu'il m'en manque deux un... hi hi). Il s'agit donc de trouver le film (et non le compositeur, ça, on s'en fout) qui correspond à chacun des 20 extraits.
Certaines réponses sont évidentes, d'autres nettement moins (ou parfois tellement évidentes que c'est un supplice de trouver le fiml. La plupart des films sont connus, voire très connus, donc rassurez-vous, si vous ne trouvez pas, c'est qu'il ne s'agit pas a priori d'un obscur film turkmène tourné en Hi8 après la chute du Mur...
Si vous êtes joueur, vous pouvez m'envoyer vos réponses par mail à zefed(at)free(point)fr en numérotant les réponses...
Le gagnant se verra offrir l'intégrale des DVD de chacun des films cités ou, à défaut, à un café.

Pour télécharger le fichier zip (6,45 Mo), ça se passe ici.

Une année avec lumière

Bilan cinématographique de l'année 2005 (dans l'ordre du Box Office)

- Star Wars 3 : vu contraint et forcé dans une salle blindée de fans absolus, une véritable expérience sociologique... Pour le reste, ça m'a laissé totalement indifférent
- Charlie et la Chocolaterie : une adaptation efficace et soignée, mais qui m'a semblé bien policée pour du Burton. Franchement dommage
- La Guerre des Mondes : ouh! Tom Cruise en working class hero, c'est carrément drôle, et la gamine est à baffer. Plutôt bien ficelé et plaisant, mais, de grâce, n'allons pas chercher quelque dimension philosophique et métaphysique à ce qui ne reste rien d'autre qu'un blockbuster de plus de la part d'un cinéaste qui aurait mieux fait d'arrêter de faire du cinéma après Indiana Jones (je défie quiconque qui a vu A.I. en entier de m'en dire du bien)
- Million Dollar Baby : Cliiiiiiiiiint au meilleur de sa forme : une lumière et une photo absolument sublimes, une direction d'acteurs exceptionnelle, et une histoire capable de faire pleurer le plus viril des routiers... Huge masterpiece
- Les Poupées Russes : interminable suite de l'Auberge Espagnole, qui se paye le luxe de penser jusqu'à en devenir bavard. Mise en scène clippesque à souhait.
-Wallace & Gromit : un peu moins artisanal qu'avant, mais franchement réjouissant et carrément hilarant.
- Palais Royal : totalement dispensable (voir ici)
- Match Point : avec le recul, j'ai peut-être un chouilla surestimé l'oeuvre, mais il n'empêche, ça reste virtuose
- Broken Flowers : dommage que la mise en scène soit un peu fatiguée, le scénario un peu en roue libre, et le jeu de Bll Murray un peu toujours le même... Très bon, mais largement en deça d'un Ghost Dog ou d'un Dead Man
- L'interprète : c'est très lisse, très bien interprété, filmé comme un téléfilm... bref, c'est du Sydney Pollack
- A History of Violence : dans le top 5, assurément (voir ici)
- Sideways : l'archétype du film sympathique, sans autre prétentions que celle de l'être. Réussi
- Serial Noceurs : j'ai honte, j'ai honte... une bouse monumentale qui a réussi à s'obtenir les faveurs de Libé et de Télérama, qui y voyaient dans cette enième pochade bouseuse une oeuvre subversive. Je cherche encore
- Le Cauchemar de Darwin : du vrai grand documentaire. Epoustouflant.
- La Moustache : le roman était brillant, l'adaptation est un peu trop clinique, mais l'ambiance qui enveloppe le film est étonnante
- Gabrielle : une mise en scène ultra maîtrisée, un drame bourgeois peut-être un peu trop théâtral, et une Isabelle Huppert rayonnante. Du très bon Chéreau
- Last Days : allez, je vous renvoie à une note de feu mon autre beuh-log
- Douches Froides : mon coup de coeur de l'année, d'une justesse et d'une finesse qui se faisaient rare dans le cinéma français
- Mysterious Skin : je sens que je vais me faire des amis, mais j'ai carrément détesté... Arrogant, lourd, maladroit, gratuit, faussement provocateur et profondément moralisateur.
- Hair High : un bon Plympton, un peu longuet. En tout cas, ce qui se fait de mieux dans l'animation indépendante
- Palindromes : si l'exercice de style tient la route (plusieurs acteurs pour un même personnage), le scénario lui, se casse la gueule dès le milieu... Dommage
(Sortis en 2004, vus en 2005)
- Rois & Reines : il est de bon ton de gerber sur Desplechin (edit - spéciale cacedédi à Arty: sous le prétexte qu'un cinéma qui tire ses références de la littérature est un cinéma élitiste. Oui, le cinéma de Desplechin est un cinéma intellectuel, au sens le plus noble du terme, et qui s'assume comme tel. Ce qui ne l'empêche absolument pas de faire appel aux sensations les plus universelles. Pour apprécier Rois & Reines, il faut mettre au placard quelques-uns de ses préjugés, entre autres ceux qui consistent à dire qu'un film lent, cultivé et"irréaliste", est nécessairement chiant. Na!) En attendant, un film français comme ça, on l'attendait depuis longtemps...
- Quand la mer monte : l'anti-misérabilisme à l'action. Une petite leçon d'humanité, où quand le cinéma revient à ses fondamentaux : montrer quelque chose, quelque part.

...I'm the only one this evening, but I must go on

En guise d'introduction, je remercie avec une chaleur non dissimulée les trois beulogueurs compatissants que sont Jake, Arty, et Môssieur Népomucène... quant aux autres, brûlent-ils en enfer que je n'en aurai que faire...

Cette nuit, pendant que j'agonisais fièvreusement dans le cloaque qui me sert d'appartement, le seuil fatidique du millième visiteur a été franchi. Mazel tov et longue vie à ce visiteur dont je crois avoir deviné l'identité !

Je serais bien passé à la Mort aux jeunes vendredi soir si l'on ne m'avait pas retenu dans une soirée où j'ai cru déperir d'ennui. Séance de rattrapage samedi avec une sushi home made party à l'occasion de l'annuel Noël à dix balles (tout le monde achète un cadeau pourri à deux euros, et on tire au sort), dans un appartement transformé en dance floor.
Evidemment, le doigt de Dieu (ou celui de Laurence Parisot) me punit pour ce culte voué au loisir, et me refile une putain de crève qui me cloue au lit depuis maintenant plus 36 heures...
L'occasion de
- me gratter le ventre en mangeant des chips devant X-Men 2, parce que Famke-t'es-bonne, et puis parce que, dans le genre, je ne trouve pas ça si mauvais que ça
- de compulser la petite brochure distribuée par la Mairie de Paris sur la rénovation des Halles (où j'apprends avec effroi que mon immeuble fait partie du carré délimité du projet). Le projet de Mangin est décidément sans intérêt.
- de me synchroniser avec le rythme américain de diffusion de Veronica Mars
- d'apprendre que ma banque m'escroque pour 20 € de découvert
- de régler des problèmes d'argent avec mon ex alors que ça fait un an qu'on est séparés...
- d'alterner les variations Goldberg (la version de Perahia étant infiniment supérieure à celle de Gould), Mrs Dynamite, Mercury Rev, et Barbara, histoire que ma voisine se demande vraiment qui est ce gentil garçon qui vit à côté d'elle.
- de me lancer dans une grande introspection dont la conclusion est, et sera toujours la même "Il faudrait penser à changer quelques petites choses"
- de m'endormir devant I-Télé (parce que c'est dimanche et qu'il n y a ni Samuel Etienne, ni Harry "quand tu veux où tu veux"Rozelmack)
- de constater que ma libido est au réduite à néant
- de trouver que consacrer la une des Inrocks aux au nouveau groupe de Pete Doherty est vraiment trop con (qu'on me rappelle si The Libertines, c'était si bien que ça, parce que j'en garde pas un grand souvenir)

Moralité : être malade reste, dans ses fondamentaux, une activité stérile et ennuyeuse.

There were three of us this morning (post provisoire)

Votre fidèle serviteur est actuellement à l'article de la mort, terrassé par un rhume mêlé d'une monumentale gueule de bois.
Préférant m'abstenir d'écrire quoique ce soit dans cet état lamentable, je vous prie de bien vouloir m'excuser pour l'interruption momentanée du service.
Ce blog reprendra ses activités dans les plus brefs délais (soit sans doute demain).

Se noyer pour se noyer, la mer serait moins étriquée...

Cohérent avec moi-même, ce qui est rare, je me suis résolu à aller lire du Wittgenstein au Café de l'Industrie, trouvant cette activité comme relevant du summum du hype.
Bon, que ce soit entendu, j'abhorre et je conchie le café de l'Industrie en soirée, surtout depuis qu'ils se sont payé le luxe de se racheter le bar d'en face (qui , pourtant, faisait un un cocktail perrier-vodka-cassis fort agréable en bouche). L'après-midi, c'est plus calme, voire carrément désert, et ce temple de la bobolanderie prend des allures de bar d'hôtel continental, où de jolies et non accompagnées étudiantes en premier cycle de lettres viennent s'égarer...

(Parenthèse philosophique dont vous pouvez vous dispenser en première lecture)
Alors, évidemment, Wittgenstein, ça fait peur. Son premier ouvrage, le Tractatus Logicus Philosophicus, un nom qui ferait frémir plus d'un, commence quand même par "Le monde est tout ce qui a lieu", et ce qui s'ensuit est à peu de choses près du même acabit ("Ce qui a lieu, le fait, est la subsistance d'états de choses") Forcément, ça ne met pas en confiance.
Pourtant, c'est une oeuvre fondamentale : une théorie du langage et de la connaissance qui fait relativement fi de toutes celles élaborées auparavant, une incursion de la logique dans la réflexion philosophique. Pour qui n'a pas fait de logique (ce qui n'est pas mon cas), il est clair que ce court opus a de quoi laisser perplexe, mais même si la pédagogie n'est peut-être pas a priori le fort de mon petit Ludwig, je pense que le Tractatus reste accessible pour ceux qui s'en donnent les moyens.
Wittgenstein a pour beaucoup pesé dans la philosophie du XXème (bien que lorgnant encore et toujours vers le kantisme), dans la linguistique, et surtout dans la psychanalyse, puisque Lacan s'en ira mathématiser, avec plus ou moins de succès, sa théorié de l'inconscient...
Ce qui est drôle, c'est que Wittgenstein, écrira à la suite du Tractatus les Investigations philosphiques (publiées après sa mort), qui sont en contradiction nette avec son opus précédent. Les commentateurs qui s'excitent encore sur l'oeuvre de W. adorent parler du premier et du second Wittgenstein...
(Fin de la parenthèse philosophique).

Sinon, en bref,

- J'avoue avoir encore regardé le Père Noël est une ordure, et avoir ri comme une baleine echouée, pour des gags que j'ai déjà entendus 157 fois...

- Il semblerait aussi que le gouvernement joue la reculade concernant le scandaleux amendement qui voudrait souligner le "rôle positif de la colonisation"... Ce serait drôle si le Bundestag voulait souligner le rôle positif du nazisme au prétexte que celui-ci a permis à l'Allemagne de se doter d'infrastructures ferroviaires efficaces (c'est de mauvais goût, je sais)

- Bien que parisien depuis le jour où cette Terre m'a accueilli en son sein (lyrisme, quand tu nous tiens), je cherche désespérement un resto où on sert un bon gigot, et un autre où l'on sert une bonne fondue savoyarde (oui, j'aime bien bouffer). C'est une requête étrange, je vous l'accorde, mais vous s'riez bien aimable de me renseigner.

- Hier, je me suis encore fait insulter par un sympathique garçon de l'UNI, le groupuscule droitiste qui se targue d'être un syndicat : il y a six mois j'étais hitléro-trotskiste, aujourd'hui, je suis crypto-léniniste (dans le deux cas, je n'ai toujours pas compris pourquoi, mais bon).

- Ce soir, je dois aller à la Perle...pfff.... (penser à changer d'amis)

- New Radio :Au rayon reprises, Gainsbourg, avec la Melody Nelson très réussie de Miossec et le Lemon Incest de Vive le Fête
Au rayon Shake it! attitude, NY Excuse by Soulwax
Au rayon Brigitte Fontaine je t'aime, Le Beau Cancer
Au rayon Nick Cave je t'aime, son légendaire duo avec Kylie Minogue
Au rayon Rufus, je t'aime, Little Sister, sur son dernier album, chaudement recommandé
Ay rayon classique, Where is my mind, des Pixies (que Placebo a saccagée un jour, rappelez-vous)
Au rayon, je chante des merdes sous ma douche, Runaway Train, de Soul Asylum.




With your feet in the air, and your head on the ground

Achtüng baby : ceci est un post sans interêt aucun

Mon vikende a été, à peu de choses près, consacré à boire, dormir, et faire des choses de mon corps que la morale ne saurait tolérer. Je me suis retrouvé (je cherche encore à savoir comment) dans une soirée qui ressemblait vraiment à une surboum de prépa HEC (les filles et leur sac à main collés à leur hanche, c'est décidément un peu usant), j 'y ai quand même rencontré un archi trop trendy avec son rendez-vous professionnel à 3h du mat' à feu l'Amnesia où il fallait absolument que je vienne , sa copine qui vivait en Suisse, et ses études à Versailles. Ce qui était gênant, c'était que ce garçon était torridement beau, du genre viens-que-je-te-fasse-l'amour-sur-la-table-de-la-cuisine, ce qui l'était encore plus (gênant), c'était que M. bavait autant sinon plus que moi en le regardant : m'est apparu alors le problème fondamental des couples homos, c'est qu'on se retrouve toujours un jour ou l'autre à mater le même gars, ce qui est franchement glauque. Fin de l'histoire : sprint pour le dernier métro et dodo alcoolisé.

Hier, trop de trivialité nuisant à la trivialité, j'ai décidé de passer chez ma mère pour lui voler emprunter le DVD des Enchaînés (Notorious) d'Hitchcock. Ce qui m'a gêné, en le revoyant, c'est la leçon de mise en scène que ça te balance à la gueule. Cary Grant filmé de dos dans la deuxième scène, le fameux baiser le plus long du cinéma, la mère qui descend les escaliers, le travelling avant sur la main d'Ingrid Bergman, et le plan final, absolument terrifiant. Bref, c'est tellement über magistral que si j'étais apprenti cinéaste, ça me découragerait de réaliser quoique ce soit...
Après ce moment intense de culture, j'ai décidé de me remettre à Veronica Mars, qui, comme Jake le décrivait, me fait automatiquement replonger dans la peau d'une teenager surhormonée de 17 ans : j'étais tellement sceptique lors des premiers épisodes que je me suis surpris à kiffer sa race la fin de la saison 1, j'en étais presque à me dire que Veronica aurait été ma meilleure copine au lycée. Bon, la saison 2, c'est pas ça, surtout que je n'aime pas du tout l'idée qu'elle soit revenue avec l'autre machin , mais bon elle est tellement cooool, que je lui pardonne. Bref, cette série me grille mes neurones les uns après les autres, et c'est trop bon...
Il est donc nécessaire, sinon indispensable, qu'aujourd'hui je me trouve une activité intellectuelle pour recouvrer le peu d'activité cérébrale qui, il fut un temps, me caractérisait.

Et si j'allais lire du Wittgenstein au Café de l'Industrie ? ("wouuuh, F. , t'es trop cool comme gars")




...deserves a quiet night

Au fond de moi sommeille sans doute un mâle hétérosexuel. Réveillé à l'occasion par Scarlett Johansson, comme je vous l'avais fait comprendre auparavant, il ne jure en fait que par Famke Janssen. Et là, j'ai envie de vous faire partager, dans un élan de vulgarité et de beaufitude rarement atteint sur ce blog pourtant caractérisé par sa bienséance, une assertion de mon cru : putain, Famke, t'es bonne. .



Revenons quand même au garçon sensible que je suis, garçon qui n'a pu serrer la main de personne hier à la Cinémathèque, pour la bonne et simple raison que personne n'est venu le voir. L'hypothèse la plus probable, celle qu'aucun blogueur ne soit rendu à cette séance, étant, par pur orgueil, à exclure, nous en concluerons que j'ai peut-être été rapide comme l'éclair, ou que certains ont joué de leur timidité (je n'ai aucune leçon à donner là-dessus, je sais...)

Pour me laver cet affront (sachez quand même que le film était, évidemment, magnifique, bien que la bande ait rompu en plein mileu), je me suis mis une tête monumentale (accompagné, quand même), et j'avais une barre au milieu du crâne toute la journée. Merci Absolut.

Pour rire un peu, fêtons avec une joie incommensurable la millième exécution d'un condamné à mort en Freedomland. Maigre bonne nouvelle, le pourcentage d'Américains favorable à l'un des plus beaux crimes organisés de la planète (China : 12 points) est en diminution constante, atteignant le seuil de 64%... soit à peu de choses près celui qu'avait la France lors de l'abolition de la peine de mort. Comme quoi, il ne manque plus que la volonté politique (et qu'on ne vienne pas me parler de référendum, j'en peux plus...)

J'ai demandé un bang à mon père pour Noël, et je crois qu'il a refusé.

Ce week-end c'est le Téléthon, et je m'abstiens d'en parler, sinon, je vais m'énerver (mais oui, je sais un chti nenfant tête en arrière sur son fauteil roulant à double arbracame en tête, c'est 'achement plus émouvant qu'un continent décimé par le sida).

Et pis je m'apprête à rajouter quelques liens : les beuh-logs de Grebrepuk (un garçon méchant qui n'aime pas les 4x4), Sskizo (une fille qui voudrait faire l'amour sur I'm not in love de 10cc ET QUI NE PREND PLUS LES COMMENTAIRES), -alias- (un garçon qui n'a rien d'autre à faire que de copier sur mes billets). Ne me remerciez pas...

Je suis bien élevé, je vous souhaite donc un bon vikende...