P A R A L L E L BLOG (2.0)

Le blog officiel de la guilde des tourneurs-fraiseurs du Creusot


REMINDER

Public chéri mon amour...
Je rappelle que demain à 19h00 aura lieu la projection d' Ecrit sur du vent à la Cinémathèque (51 rue de Bercy, Salle Henri Langlois). Attention, sortez les mouchoirs, c'est du mélo de chez mélo, le Technicolor t'explose à la gueule, les violons sont sortis, et la frontière avec la kitscherie est ténue...
Je suis un peu charrette en ce moment, donc je risque d'arriver pile poil au début de la séance, et partir peu de temps après... Mais si vous ne connaissez pas la flamboyance sirkienne, et que vous faites fi de vos préjugés, c'est le moment de découvrir cette petite splendeur...
Et rien ne vous empêche de venir me serrer la paluche, je serai non-accompagné, misérable marginal que je suis...

Et n'oubliez pas de brûler votre poupée vaudou Nicolas Sarkozy : hier, ce petit garnement a décidé qu'il fallait virer encore plus d'étrangers, parce qu'en France, si tu n'es pas fraîchement diplômé de la fac de médecine de Cotonou, et que tu n'acceptes pas de faire des gardes de 60h payées au SMIC, eh bah, tu sers à rien.

There are places I'll remember (part 1)

(edit : On connaissait Arty exhumeur de sombres films gores allemands, fan de Tara et de musical. En bref, nous savions déjà qu'il était un garçon formidable. Il ajoute aujourd'hui une corde à son arc, s'en sortant avec brio et sans complaisance dans l'exercice pourtant périlleux et éculé de la note autobiographique. Un certain, talent, un talent certain, et une écriture sans fioritures, voilà qui est agréable à lire dans ce temple de la mégalomanie mal digérée qu'est la blogosphère. Que l'intéressé m'excuse pour cette interlude promotionnel éhonté.)

- Je me souviens que mon premier émoi mâle s'appelait A. et je ne savais pas à l'époque que son père deviendrait l'amant de ma mère.

- Je me souviens avoir pleuré en refermant La maison du bout du monde de M. Cunnigham, en me disant que je ne revivrais plus jamais ça

- Je me souviens avoir détesté ma première cigarette.

- Je me souviens de mon premier vrai plaisir post-coïtum

- Je me souviens d'un bruit sourd, celui d'un corps qui tombe sur le macadam de la rue des Maraîchers, le corps d'une amie.

- Je me souviens de mon regard rivé sur la télé le 11 septembre 2001

- Je me souviens de mon premier frapuccino d'un Starbucks quelconque sur Broadway

- Je me souviens de mes Nouvel An, bien qu'il y en ait certains dont je souhaiterais ne pas me souvenir

- Je me souviens des CRS nous délogeant ma mère et moi de l'Eglise Saint Bernard

- Je me souviens de la mort de Barbara, et de la tristesse indédite que j'ai ressentie alors

- Je me souviens que "Quand j'entends Wagner, j'ai envie d'envahir la Pologne"

- Je me souviens de la Lettre à Monsieur le Chef de gare de Latour-Carol, par Brigitte Fontaine

- Je me souviens avoir passé des vacances à Sarajevo

- Je me souviens qu "O mort, appareillons, ce pays nous ennuie"

- Je me souviens des ruines de Pétra

- Je me souviens avoir vu deux fois de suite Suddenly, last summer de Mankiewicz

- Je me souviens avoir été amoureux de Julia Roberts

- Je me souviens qu'Alexandre A. était un gros con

- Je me souviens de ma première cuite

- Je me souviens du crématorium du Père-Lachaise

- Je me souviens ne jamais avoir cru en Dieu

- Je me souviens du 21 avril, et de nos airs égarés sur la place de la Bastille ce soir-là

- Je me souviens de la mort de Mitterand

- Je me souviens du jour où j'ai découvert Nick Drake

- Je me souviens de mon premier test de dépistage

- Je me souviens avoir failli m'étouffer avec ma salive et avoir pensé alors que ce serait la mort la plus stupide qui soit

- Je me souviens de la scène primitive

- Je me souviens que je dois mon prénom à L'éducation sentimentale de Flaubert.

- Je me souviens avoir raté mes toutes mes tentatives de suicide, jusqu'à en arriver à la conclusion que j'aimais peut-être bien vivre

- Je me souviens avoir croisé NeimaD aujourd'hui en revenant de mon G20

- Je me souviens de Je me souviens



(to be continued)

This fire is out of control

Vendredi, avec les 22€ que je n'ai pas, je me suis acheté ça

Et je fus heureux. A ceux qui penseraient tout bas qu'il faut avoir une vie navrante pour se réjouir de si peu, je leur dirai tout haut que ce genre de basses vilenies ne m'atteint guère.

Guillerer que j'étais, je décidai donc de rentabiliser ce sésame magique et, faisant fi du tohu-bohu médiatique qui agitait devant moi la très courue exposition Dada, je me dirigeai d'un pas alerte vers le nouvel affichage des collections permanentes pompeusement nommé "Big Bang, destruction et création dans l'art du XXème siècle". Je suis au courant que l'exposition en question a déjà commencé il y a 6 mois, mais bon...

J'avoue avoir été quelque peu décontenancé par cette nouvelle organisation thématique. Peut-être qu'au fond, je suis resté vieille France, avec mon gôut de la chronologie, persaudé que Bauhaus va avec Bauhaus, que les cubistes sont très bien entre eux, et qu'un Bacon n'ira jamais avait de l'arte povera. Bien qu'un peu perplexe, j'ai remisé par devers moi ces préjugés, et je me suis lancé à l'abordage de cette nouvelle muséographie.

Comme toujours avec le concept de "thématiques", certaines classifications sont purement arbitraires voire un peu attrap-nigauds (ah, on l'attendait, la salle sexe - et hop, merci Google, je fais grimper mes statistiques d'un coup). Donc il y a des salles totalement ratées, comme cette idée de mettre les monochromes blancs entre eux (moralité, les oeuvres perdent tout leur charme) ou de ranger un sublime Rothko dans la salle "Destruction" avec tout plein-d'oeuvres-noires-dedans pour montrer que, parfois, eh ben, les artistes, ils ont vraiment des idées noires. Mais il y a des salles plutôt réussies, comme celle nommée "Vanité", où se trouve un Picasso que je ne connaissais pas (Nature morte avec tête antique), et une toile d'un certain Erik Dietman que-je-voudrais-la-même-chez-moi.

L'introduction des arts parallèles est un peu hasardeuse : pour le design et l'archi, ça marche, car l'endroit s'y prête, pour la vidéo, je suis plus circonspect, et pour la mode, c'est carrément anecdotique, puisque ça se résume à trois robes d'Issey Myake qui se battent en duel. Quant à la littérature, ils se sont bornés à nous montrer des couvertures de bouquin.

La vraie réussite de cette expo temporaire (amenée à être définitive, tout le monde le sait, mais fallait bien buzzer un peu pour appâter le chaland), c'est de parvenir à mettre en regard arts moderne et contemporain, décloisonner ce dernier, et par la même occasion, le démocratiser (selon moi le but premier d'un musée).

Et puis certaines oeuvres ont été sorties du placard, comme deux superbes installations d'Annette Messager et une réussite de Boltanski. D'autres ont retrouvé les joies des sous-sols de Beaubourg, et on ne va pas s'en plaindre (non, je ne citerai pas de noms...)

Bref, j'étais content, tellement content que j'ai décidé de blogger là-dessus, ce qui, convenons-en est navrant.

Elevons nous maintenant vers quelque chose de plus trivial, puisque samedi soir, j'ai retrouvé les joies du Pop In qui, comme le savent déjà certains de mes fidèles lecteurs, m'avait lourdement déçu les dernières fois. Je ne suis pas homme à ma laisser abattre, et j'ai eu bien raison d'y retourner : la programmation était excellente entre rock mainstream (The Hives, The strokes, Gorillaz etc.), les pépites habituelles (The smiths, The Clash, Nancy Sinatra), des trucs que mon inculture musicale ne me permet pas de nommer, et de l'électro bien choisie qui m'a mis en transe comme si j'avais pris trois taz. L'ambiance était bonne, les suédoises étaient là, certains garçons étaient à se damner... bref, une bonne soirée.

Et à propos de rock, je ne sais pas si vous avez lu l'article sur "les lycées qui font du rock" dans le Libé de samedi, mais ces petits péteux puceaux du XVIème gominés jusqu'au bout des ongles, qui se persuadent d'être des dieux du rock parce qu'ils maltraitent leur gratte dans une cave de Versailles payé par papa-maman tout en disant "Fuck le bac", moi, j'avais vraiment envie de les claquer.

Pas de doute, le rock, c'était mieux a-vant.

Freedom soon will come, then we'll come from the shadows

Back in the days : j'écoute "Mr. Jones" des Counting Crows, dont j'avais oublié jusqu'à l'existence. J'ai l'impression d'avoir 15 ans.

Militantisme : Depuis trois jours, Libé est absent des kiosques, ce qui provoque des poussées de manque aigu chez moi. Cause : le personnel est en grève suite au plan de restructuration proposé par la direction, désormais à la botte de son actionnaire majoritaire, le sympathique et altruiste Edouard de Rotschild. Parce que des emplois sont menacés, parce que l'indépendance de Libé, déjà grignotée, est en passe d'être phagocytée, parce que journaliste dans un quotidien, ce n'est pas une sinécure, parce que trop de gens lisent 20 minutes et Métro, parce que je ne PEUX PAS lire Le Parisien, le soutien c'est par ici.

Cinéma (tchi tcha) : dans ma bonté aveugle, je suis allé voir Palais Royal le-film-français-que-rien-que-de-voir-le-marketing-autour-bah-on-sait-que-ça-va-être-trop-un-succès-au-box-office. Peut-être que Têtu, le magazine-que-je-ne-lis-pas-et-je-le-vis-très-bien a sponsorisé le film, car la salle de ciné ressemblait à la rue Sainte-Crois-de-la-Bretonnerie un samedi après-midi.
Malgré une interprétation excellente (mention spéciale à Catherine Deneuve et Michel Aumont, décidément très doués pour la comédie), quelques gags fendards ("Je vais lancer l'opération "Quatre-quarts pour le quart-monde"), rien d'exceptionnel à se mettre sous la dent.
L'humour est parfois lourdingue, la satire, prétendument irrévérencieuse, reste légère, le scénario traîne. Je persiste et signe en disant que, dans ce genre d'humour, les anglais sont quinze fois plus doués. Bref, c'est un film plaisant, parfait pour un dimanche soir devant la télé, mais pas de quoi casser trois pattes à un canard (on ne se moque pas de mes expressions un peu surranées!)

Ah, et puisque Jake - qui va encore me reprocher mon pow powi - en parle, va bientôt sortir Brokeback Mountain, d'Ang Lee, récompensé à la mostra de Venise. Intrigant, parce qu'Ang Lee est un cinéaste bizarroïde capable du meilleur (Ice Storm, Raisons & Sentiments) comme du pire (Hulk) ou du standard (Tigres & Dragons), et aussi intrigant parce que c'est l'adaptation d'une magnifique nouvelle d'Annie Proulx, grande nouvelliste - et romancière américaine. Le recueil contenant la nouvelle en question s'appelle les pieds dans la boue, c'est virtuose, et c'est en poche chez Rivages. A lire absolument.

Ne l'oublions pas : Il n'est plus là, mais il nous reste encore ses belles paroles. Ensemble, rappelons nous Jean-Pierre Raffarin :
« Je dis aux jeunes : la fête, c’est la vie. La vie, c’est ton visage ! » . Merci à toi l'artiste

Confessions on a blog floor

Ce jeu de mot pourri ne saurait en aucun cas signifier que le propriétaire de ce blog aime Madonna. Dont acte.

Il est temps de me confesser à vous, fidèles (et tolérants) lecteurs,

L'année dernière, je faisais des choses pas très fun dans la vie :


L'année d'avant, c'était pas très funky non plus, mais vous remarquerez je le faisais bien


Et les deux années d'avant, c'était tout aussi marrant, sinon plus.

Et maintenant?

Bah maintenant je fais ça :

Oui, évidemment, on dirait qu'il n'y a aucun rapport. Mais en fait, si.

Sinon, je suis un gentil garçon, sociable, je certifie que j'ai des amis, de la conversation, une vie sexuelle, et pas d'acné.

Movies of myself

The world is funny : alors que je me prêtais à fêter avec un éclat digne de cet évenement la venue du 500ème visiteur de mon blog (du moins depuis que mon compteur est installé, ce qui en fait sûrement 503 en réalité), il s'est avéré que ce visiteur ne fut rien d'autre qu'un spammeur de stats, de la ville de... Champs. Oui, Champs, avec un s.

Quelques élucubrations cinématographiques pour continuer...

Je suis allé voir le dernier Cronenberg au Max Linder (je pense qu'on était une dizaine à tout casser dans cette salle qui est menacée de failite alors que c'est une des meilleures de Paris).
Certains ont été déçus par ce film d'une facture apparemment plus classique, et c'est pourtant toute sa richesse. Malgré un synopsis dont on voit très bien ce qu'il serait advenu s'il était tombé entre de mauvaises mains, Cronenberg continue à distiller deux thèmes qui lui sont chers : celui de l'identité, et surtout, celui de la chair. Même si ce dernier n'est pas aussi central que dans certains de ses précédents films (Faux Semblants, eXistenZ, Crash), il n'en reste pas moins capital, comme le montre une scène de sexe absolument ahurissante. L'idée de Cronenberg, comme toujours, c'est que la violence, dont il raconte une Histoire, ne naît pas de nulle part : elle est là, présente, et n'attend qu'un élément déclencheur pour être mise en route. Résolument pessimiste, mais sans doute juste.
Les cinéastes qui savent mettre en valeur les rôles masculins se font rares : ils sont encore nombreux à offrir de grands rôles à des femmes, mais depuis l'âge d'or d'Hollywood, les acteurs ne sont plus les vedettes, aussi bons soient-ils (c'est une thèse qui n'engage que moi). Cronenberg lui, prend toujours soin de soigner des rôles grandioses à des comédiens : James Spader dans Crash,Ralph Fiennes dans Spider, Christopher Walken dans Dead Zone et, ici, Viggo Mortensen, brillant. Regardez l'expression de son visage lors l'avant dernière scène, avec William Hurt (William, I love you) : on la retrouve chez James Woods dans Vidéodrome, et chez Jude Law dans eXistenZ. Car - et certains cinéastes ont tendance à l'oublier - le talent d'un comédien n'est pas brut, et la direction d'acteurs est essentielle dans la mise en scène.
A History of Violence prend aussi la parti - rare - de prendre son temps, à l'opposé des mises en scène hystériques et épileptiques d'un David Fincher, persuadé que pour parler de violence, il suffit d'être violent.
Donc voilà, la page "Je me prends pour un critique ce cinéma" est finie, ce qui ne vous empêche pas de courir voir A History of Violence, dont j'ai tenté tant bien que mal de ne pas trop vous dévoiler le scénario.

Sinon, à part ça, ça va, merci.

Innocent when you dream (edit: + poetry!)

edit: plutôt que de vous seriner avec ma poésie adolescente, voilà un peu de VRAIE poésie avec Romance Sonambulo de Federico Garcia Lorca. J'ai voulu vous montrer tant bien que mal la musicalité de ce sublimissime poème en vous lisant les deux premières strophes: le résultat est catstrophique, mais je l'assume, et c'est ici! J'essaie de vous traduire le texte original pour bientôt, promis.

Autant vous le dire tout de suite, je suis vraiment loin d'être un fan de Bret Easton Ellis : c'est une littérature que je trouve un peu surfaite et un peu vaine, et au fond assez moraliste. Mais je lui reconnais indubitablement un vrai talent d'écrivain, et je comprends tout à fait que l'on aime...
Sortant avec un type qui ne jure que par Ellis (et accessoirement Flaubert et Burroughs, alors ça me rassure), je me suis décidé à voir avec lui American Psycho, le film.
De la daube, en voilà. Je suis pas fan du bouquin, mais j'ai l'impression de l'avoir plus lu que les scénaristes à qui on a sans doute du faire une fiche de lecture en quatrième vitesse. Moralité, le film devient un récit plat ponctué de scènes sanguinaires, histoire de "créer le scandale". Les seconds rôles passent totalement à la trappe, le personnage incarné par Dafoe est totalement sous exploité, Christian Bale en fait des tonnes dans le serial-killer hygiéniste (il a le mérite d'être torse nu une bonne partie du film) parce que depuis Anthony Hopkins tout le monde cherche encore comment incarner un psychopathe, la mise en scène est d'une platitude navrante, la musique de John Cale est comme d'hab super crispante, et le scénario a tellement été appauvri qu'il en frôle l'indigence. Tout ce qui faisait le charme du bouquin a disparu au profit d'une esbrouffe ennuyeuse. L'argument que l'on peut m'opposer est que, de toute manière, Ellis est inadaptable : pas plus qu'un autre, à condition de se donner les moyens intellectuels et d'éviter une paraphrase pataude.
Ce qui est d'autant plus dommage c'est que le niveau d'interprétation (à l'exception de Christian Bale qui, vous le noterez, a la même bouche que George W. Bush) est plutôt très bon...
Moralite, revoyez The Silence of the Lambs, ne serait-ce que pour que pour la scène ou Anthony Hopkins (qui décidément n'a plus la filmographie qu'il mérite) déclare à Jodie Fostern, en ayant pris soin de l'humer auparavant
"You use Evian skin cream, and sometimes you wear L'Air du Temps, but not today". C'est le silence autour de la dernière virgule qui fait le grand comédien. Si si, je vous jure.

Sinon, enfin, il se passe quelque chose dans la 2ème saison de Lost...

Et puis je cherche à comprendre pourquoi tant de gens écrivent champs avec un "s" au singulier.

Ah, et puis sur ce-blog-la-qui-est-très-sympa, j'ai découvert le piège tendu par les Yes Men (achetez leur bouquin, c'est très drôle) à Patrick Balkany, sémillant maire (UMP) de Levallois-Perret. La réponse de Balkany (qui, il faut le savoir, a d'enormes casseroles au cul) à la question sur la pauvreté en France est à la limite du surréalisme...

Et je cherche des gens comme moi qui sont d'un naturel très jaloux et qui se pourrissent la vie avec ça.

Citation du jour : "Et franchement si j'ai un reproche à me faire, c'est d'avoir employé le terme de racaille, bien trop faible compte tenu du pedigree judiciaire de certains individus arrêtés au cours des émeutes" Nicolas Sarkozy (accompagné d'une Panafieu goguenarde), le 20 nov. 2005.

On va bien se marrer en 2007!

Runaway train never goin' baaaaack....

Ma vie d'executive man du moment vous épargne un billet pseudo-polémique sur De l'homosexualité et sa perception sociale. Que certains ne se rassurent pas trop vite, tout vient à point pour qui sait attendre.
En attendant, j'ai trouvé le temps (oui, je sais, c'est fou) de renouveller ma radio (edit : merci à Zizi pour sa petite leçon d'informatique : la radio est désormais en pop-up. Ce qui lui vaut, comme convenu ma gratitude éternelle et/ou une invitation à boire un café)
Dans la susmentionnée radio toujours du Divine Comedy, car mon amûûr pour Neil Hannon frôle désormais le pathologique, l'appartion de Rufus Wainwright : Poses dans l'album homonyme, et What a world, dans Want One (l'occasion pour ceux qui ne connaîtraient pas de découvrir ce little genius de la popopéra dont je suis un fan transi), la meilleure chanson de Chris Martin, qui n'est pas du Coldplay et plein d'autres choses merveilleuses...

edit: la projection d'Ecrit sur du vent de Douglas Sirk, à laquelle, est-ce besoin de le rappeler, vous êtes tous conviés - ce qui ne signifie pas que je vous offre la place, aura lieu le 1er décembre à 19h00.

Message à caractère informatif

Suite au post d'Arty (je peux t'appeler Arty?), et au commentaire fort intéressant de la Greluche, je me suis dit qu'il serait de bon ton de donner mon avis sur ce terrain glissant qu'est celui de la prévention.
Pour avoir connu des gens qui en sont morts, d'autres qui galèrent toujours sous trithérapie, et pour avoir été elevé par une mère soucieuse d'inculquer à son fils - futur pédé - toute l'éducation préventive nécessaire, le Sida a toujours été un sujet sensible pour moi.
La Greluche a raison lorsqu'elle précise que "Le Sida a fait des ravages dans les années 80-90 MAJORITAIREMENT dans la population homosexuelle masculine. En rapport de pourcentage, le taux de séropositifs homos est largement supérieur à celui de séropositifs hétéro". Ce sont des considérations statistiques et historiques que personne ne pourrait vraisemblablement nier.
Rappelons quand même qu'en chiffres absolus, le nombre d'hétérosexuels séropositifs est désormais supérieur à celui d'homosexues séropos. Quant à la prévalence du sida chez la population homosexuelle, l'explication ne réside malheureusement pas (seulement) dans les pratiques sexuelles à risque des homos : une explication épidémiologique toute simple existe, vu que le patient zéro, un stewart américain, était homosexuel.
Il faut préciser que la population désormais la plus concernée en termes de progression de la prévalence, est celle des femmes hétérosexuelles, sous-informée et, pour des raisons purement anatomiques, plus exposée. Et sur ce terrain là, ça ne bouge pas beaucoup. Certaines des mes amies baisent encore régulièrement sans capote, de par un inconsient collectif matraqué par un discours encore vivace ("Le sida, en gros, c'est les pédés, les nègres, les toxicos"), et me regardent avec un air ahuri lorsque je leur conseille de faire le test.

L'INPES a choisi la voie du roman-photo, en exposant six cas pour le moins caricaturaux, prenant bien soin au passage de "séparer" les populations hétéros et homos. Seule un des six panneaux concerne directement une femme hétérosexuelle, sur un ton (c'est étrange, non?) nettement moins dramatique que ceux concernant les homos. Le sida, c'est fun (et au fond, si on fait le test, on est sûr qu'il sera négatif, non?) pour les hétéros, c'est un drame pour les homos (j'ai déconné, ayé, je suis contaminé). Ce qui est drôle, c'est que les homos sont toujours montrés en situation d'acte sexuel, à poil, ou à moitié nu. Les hétéros, eux, sont tout habillés, car ils ont sûrement une sexualité de bisounours. En stigmatisant les homos, le feedback ne se fait pas attendre, et certains, tels en son temps ce gros con de Dustan, prôneront un barebacking pseudo rebelle. La prévention concerne tout le monde, du petit puceau au quinqua infidèle, et doit trouver son juste milieu entre dédramatisation ingénue et culpabilisation à outrance, et se doit d'arrêter de s'adresser à des "populations" precises, au risque de brouiller un discours pourtant universel "Quand tu baises, tu baises avec une capote". Jeune, vieux, pédé ou hétéro.

I have been silent for too long

Bon, j'apprends ici que j'ai été reconnu par quelqu'un dont je ne peux même pas savoir à quoi il ressemble.
Sentiment 1 : ça donne l'impression d'être un vilain ponte de la drogue filé par de valeureux agents secrets en mission infiltration.
Sentiment 2 : wouuuas, finalement, c'est comme être une star
Nous resterons sur le sentiment 2, par que nous sommes totalement présomptueux.

Sur la fin d'ER, je ferais remarquer
- à Thandie Newton que je suis beaucoup plus doué qu'elle au jeu de "je regarde des gens dans le métro et je me fais des films sur leur vie"
- aux scénaristes qu'il est totalement idiot, quand on prend un taxi, de faire comme itinéraire "Concorde - Saint Michel - Place du Châtelet".
- aux réalisateurs qu' ils auraient pu me prévenir qu'ils allaient tourner pile poil dans mon ancien quartier! 'Tain, Carter et sa meuf, ils boivent un coup dans un café ou j'allais souvent quand je vivais avec môman. L'idée que le sol que j'ai marqué de me pas tant d'années ait été foulé par le bon docteur Carter me met dans un état inimaginable.

C'est étrange, tout de même, de connaître tellement bien un personnage de série qu'on commence à avoir l'impression qu'il existe vraiment. Et d'être réellement triste à l'idée de ne plus le voir. En un sens, on pourrait qualifier ça de débile.

Je peux vous paraître un peu prude, mais jamais je n'avais fait de cybersex (sous cette expression délicieusement désuète se cache une pratique sexuelle solitaire effectué sous l'oeil bienveillant d'une webcam). Bon, déjà, j'avais pas de webcam jusque là, et les "et qu'est-ce que tu portes, et elle est où ta main?", ça me fait plus rire qu'autre chose. Puis, je ne suis pas très voyeur, et encore moins exhibo.
Pourtant, la discussion sur MSN avec M., en exil chez ses parents, a progressivement dégénéré, et j'avoue être passé du côté obscur de la force. Et franchement, c'était très bien.
Pour ceux qui voudraient du détail croustillant, je leur rappelerai, sur un ton indigné, que, enfin, ce n'est pas le genre de la maison.

En attendant, il est revenu pour de vrai, et nous avons célébré cela dignement, dans un élan de débauche jusque là rarement atteint.

Sinon, ne vous inquiétez pas, la poésie revient bientôt, mais je suis tombé sur un blog tellement croustillant que je ne sais quel extrait choisir (garanti 100% lol avec des vrais morceaux de kikoo dedans).

On finira par une petite annnonce : cherche personne souhaitant (re)voir avec moi Ecrit sur du vent un sublime Douglas Sirk avec Lauren Bacall. Rien que pour la scène où elle s'évanouit derrière son rideau, ça vaut le coup. C'est le jeudi 1er décémbre à la Cinémathèque vers 22h, et personne ne veut m'accompagner, chien galeux que je suis

edit: suite au post d'Artypop, avec lequel je suis plutôt d'accord (j'ai commenté là bas), j'apporte ma contribution débilé à l'histoire. Ca se passe ici

Something for the week-end

Bon, dans la série "Tu t'es vu quand t'es timide", je gagne encore la palme pour ne pas avoir été foutu de me présenter à Jake alors que je suis resté trois heures à son DJ set... C'est naze, hein?
Néanmoins/nonobstant cela/malgré tout/en revanche, j'ai passé une excellente soirée, et ça y est, je crois que je suis un converti. Je suis lesbien...
Music was good, people were nice, place was funny. Merci pour l'invitation, c'était très sympa.
Bon, une fois partis, on a continué à se bourrer la gueule, et après avoir refait les doublages de Premiers baisers sur AB1 (c'est officiel, j'imite très bien Annette), on s'est endormis comme les grosses merdes que nous étions...
J'ai tellement mal au crâne, que je ne vous raconterai pas l'horrible déjeuner avec ma non moins horrible grand-mère, et comment, avec ma mère, déprimée par ce déjeuner, on s'est fumé un bon petit joint. C'était la deuxième fois que ça nous arrivait, et c'était plutôt drôle.
A bientôt pour d'autres aventures palpitantes (et promis, bientôt de la poésie!)

The roof, the roof, the roof is on fire

J'en avais entendu parler, et un pote me l'a trouvée sur le net : une leçon de géographie par CNN



La bien connue Toulouse l'autrichienne...
J'ai aussi trouvé ça, un roman-photo hilarant sur le non au référendum.

Bah sinon, j'ai réécouté King of yesterday de Jude, album que j'écoutais lors de mes révisions du bac, et j'ai réalisé que, depuis, beaucoup d'eau avait coulé sous les ponts.


Je sais que vous avez été émus par la poésie sauvage de mon dernier billet. Qu'à cela ne tienne, souvent, je vous tiendrai au courant de l'évolution de la poésie contemporaine, grâce à des auteurs pourtant éloignés du microcosme germanopratin, mais qui n'attendent que d'être découverts.

Kikoo. Ba voilà cm arina lele é grave tigente elle délire c tro drole défoi dr bon ba voilà koi on sfou de la gueule de grso défoi mdr lol gro bisouxs kissou j tdr

Jacques Lacan, dans ses Ecrits, nous apporte un éclairage sur cette prose aride : "Le langage, avant de signifier quelque chose, signifie pour quelqu'un".

Nous rappelons à nos lecteurs que, conformément au code de la propriété intellectuelle, il est interdit de reproduire ou de diffuser tout ou partie des oeuvres poétiques susmentionnés, sans accord préalable de l'auteur. Si vous le désirez, merci de contacter le propriétaire de ce blog qui transmettra.

(à qui se reconnaîtra, mais ça peut intéresser les autres : Zefede, c'est The Fede, parce que Fede, c'est le diminutif de mon prénom en espagnol ; phonétiquement, ça donne donc "Zefédé")

edit: Ayé! Les premières requêtes google "poésie"arrivent... C'est merveilleux pour tous ces jeunes artistes en quête de reconnaissance.




No reason to cry out your eyes

Ca, c'est un titre rien que pour embêter Jake (qui conviendra quand même que Lover/Fighter est largement inférieur aux albums précédents)

Bon, j'avais prévu de vous parler de Nicolas Sarkozy, ce petit coquinou, qui rétablit une double-peine qu'il s'était targué d'avoir supprimée, de mon escapade chez le coiffeur et comment que je suis un putain de beau gosse maintenant, du plaisir malsain que j'ai eprouvé au Tribunal d'Instance en assignant mon ancienne proprio en justice pour "non-restitution du dépôt de garantie" (ou pourquoi en chacun de nous, sommeille un procédurier acharné), mais je me rends compte que, eh bien, j'en ai parlé, et que ça tient en un paragraphe. Clarté & concision.

Mais quand même, pendant que suburbs are burning, je rédécouvre 24 dont je pensais attendre la diffusion sur Canal. Seulement, môman, enregistreuse titulaire, a légèrement cassé le magnétoscope, et la simple idée de me fader les soirées avec elle à regarder 24 ou, pis encore,d' en attendre le résumé par sa bouche, m'a une fois de plus transformé en downloader compulsif.
N'empêche, ça me manquait ces "The following takes place" , la sonnerie de téléphone de la CTU, ces trucs ou Jack Bauer, eh ben, tout le monde le déteste mais, tu sais pas comment il fait, à chaque fois il se fait réintegrer. Mais, euuuuh, c'est parce que Jack, il est trop fort. Bon, la saison 4 commence pas trop mal (mieux en tout cas que la saison 3, qui mettait 14 épisodes à démarrer, ce qui est un peu dommage pour une série, nous en conviendrons), surtout que l'autre gourdasse de Kim (la même qui réussit à se faire kidnapper-arrêter-séquestrer-poursuivre par un cougar en une journée, sans jamais déplacer un cheveu de sa coupe à la Mireille Matthieu) a enfin quitté la série. Quelle connasse, celle-là, quand j'y pense.
Oui, je sais, j'ai une vie passionnante (et en plus, pendant 5 jours, pour cause de vacances de M., mon activité sexuelle va se borner à l'activité de ma main gauche, ce qui rend les jours à venir encore plus passionnants)

Dans ce monde de violence, un peu de poésie brute pour finir (piqué sur le blog d'une prépubère quelconque :

sa c EG hahahaha rien ke de pensa a el jeme marre je lador tro et voila haha pardon el est tro marante et tro belle et tt et tt( et gogol lol) voila EG on tador toutes(tous)haaha lolje croi ke sur la foto c t o reveillon enfin je croi pa jen sui sur

Kikoo à toi l'artiste!

Your beauty must be rubbing off

Je viens encore d'effacer subrepticement mon dernier post. Celui-ci avait trait à mon rapport à la fidélité, et était terriblement pompeux et long. En résumé, ça donnait "Oui, bon, bien sûr, je sais qu'on passe tous un jour ou l'autre par l'expérience du cocufiage, mais c'est pas une raison pour l'institutionnaliser, non?". Seulement, ça faisait 50 lignes. Ca me rappelle un des commentaires de ma prof de philo sur une de mes disserts "Comme d'habitude, votre finesse d'analyse est au rendez-vous, votre thèse est brillante, mais de grâce, il va vous falloir acquérir au plus vite l'esprit de synthèse".
Bon, demain, je vais ENFIN à la Cinémathèque : en plus, c'est merveilleux, c'est un cycle Cronenberg. Et en plus commence un cycle Douglas Sirk, le plus grand cinéaste de mélo du cinéma américain auquel Todd Haynes rend un hommage plus qu'appuyé dans Far from Heaven. Allez découvrir - si ce n'est déjà fait - ce cinéma tout en Technicolor flamboyant, vous verrez que l'on peut faire de l'eau de rose sans tomber dans la niaiserie.
Urgences se termine la semaine prochaine, avec Carter en escapade (et sur le départ, salaud) à Paris. Si Paris est filmé comme dans Sex and the City, ça risque d'être fendard (soit une ville où les arrondissement à deux chiffres n'existent pas : les Américains sont restés à l'enceinte de Philippe Auguste?). Reste une douloureuse question : que vais je faire de mes dimanche soir?
Lecteurs du soir, bonsoir. Lecteurs du matin, bonjour.

Jealous of your cigarette?

Fumer, c'est mal, au même titre que boire, se droguer, manger, baiser. D'ailleurs, vivre, c'est mal et c'est dangereux. On sait jamais, tu sors, tu te fais draguer par une volaille, tu la ramènes chez toi, et hop, trois jours après : grippe aviaire.
Fumer, donc, c'est mal. Alors c'est vrai : ça donne le cancer, quand je monte quatre étages à pieds, j'ai le souffle d'un papy, les clopent grèvent une partie importante de mon budget, j'ai la sale toux du fumeur un matin sur deux, mon appart ressemble parfois à un cendrier géant.
Tout ça, je le sais. Je me souviens de cette pub anti-tabac quoi consistait en un (faux?) micro-trottoir où l'on informait d'innoceznt fumeurs sur les innomrables produits chimiques qui envahissaient nos poumons à chaque latte. Et là, stupeur "Quoi, on m'aurait menti? La cigarettte c'est mauvais?". Soit ils étaient très cons, soit ils étaient très bien payés pour feindre une telle naïveté...
Donc voilà, fumer, c'est naze. Et pourtant, je fume. Parce que j'aime ça. Parce que j'ai commencé bêtement "pour-faire-comme-les-autres". Parce que ça occupe. Parce que mon toubib m'a dit un jour "Je préfère que vous fumiez, plutôt que vous nous fassiez des ulcères". ¨Parce que mes amis, mes anciens amants, et celui du moment fument tous. Parce que c'est beau, un homme qui fume. Parce qu'après l'amour, c'est tellement bon.
Je ne fume pas dans les gares, dans le métro, dans les ascenseurs, je demande toujours si la fumée ne dérange pas. Je suis pour des vrais espaces non-fumeurs.
Tout ce que je demande, c'est de pouvoir fumer tranquille, parce que plus on me fout la pression, moins j'ai envie d'arrêter...

Nous laisserons le mot de la fin à Brigitte Fontaine :

Je fume contre tous les avis /Je fume sans trêve et sans répit/Je fume pour l'amour de la vie /Je fume à m'en relever la nuit...

(Sinon, j'ai appris que j'étais un "hétéro refoulé". Ca me fait une belle jambe)

It's Friday I'm in love

Pour la première fois de ma vie, je me suis fait traiter de pouacre. T'y crois, toi?

Googlers de tous les pays, arrêtez-vous! Il faut se calmer sur les requêtes concernant Jon*h*a*tan Rh*ys-Mey*ers nu, je vous promets qu'il n'y a rien de tout cela ici.

Le jour où les pisse-copie autoproclamés "écrivains" de leur etat sauront écrire comme ça, qu'ils m'appellent. Si vous avez la flemme de lire ce (pourtant court) roman, il en existe une adaptation en BD par Tardi, adaptation magistrale comme d'hab.

Vu aujourd'hui : l'expo Willy Ronis à l'hôtel de ville, plutôt intéressante malgré la concentration de photos (petite annonce : ch. garçon ou fille, généreu(x/se); prêt(e) à m'accompagner à l'expo Diane Arbus à Londres, et susceptible de me payer l'aller-retour en train, les coups dans les pubs, et l'entrée dans une boîte underground). Et une expo à l'Arsenal, qui tourne encore sur le même thème : les projets architecturaux pour Paris. C'est la 3ème expo de cet acabit qu'ils nous fournissent, et comme d'hab, la muséographie m'échappe. Cette fois, ce sont des panneaux (type Decaux, où les trucs défilent et que t'as même pas le temps de les voir, et qu'en plus ça fait un vieux bruit). Au niveau du contenu, mieux vaut feuilleter le très bon catalogue (petite annonce : ch. garçon ou fille, généreu(x/se), susceptible de m'acheter ce merveilleux catalogue), disponible en fin de parcours...

Entre les deux expos, j'ai fait l'amour avec M. tout habillé.

Dans la série, "je crache sur tout ce qui bouge, et c'est trop bon", je dirai que la programmation du festival des Inrocks laisse à désirer cette année. Le fait que je ne puisse me payer aucun de ces concerts sous peine d'en arriver à mendier dans les ruelles ne saurait en aucun cas altérer mon jugement.

Le 17 nov. au Rex, les Troublemakers avec Camille en guest. Gné ? Je vais y aller, rien que pour rigoler.

No pienso llorar, de eso ya me canse

Elle est belle, elle est fraîche, elle est là, c'est la requête google du jour :"jonathan rhys meyers ulcère". Merci à toi, lecteur anonyme (et surement de passage), tu viens de détrôner "récit ma mère me suce les couilles"...
Sur votre gauche, comme vous pourrez le constater, avertis (et invertis ?) que vous êtes, j'ai mis en lien les blogs que je lis. Ne me remerciez pas...

Réflexion du jour : je ne dis jamais "gay", je trouve qu'on peut pas trouver plus naze comme mot. Je préfère cent fois dire que je suis pédé (ou homo, ça choque moins la populace) que "gay". Fin de la réflexion du jour, parce que j'ai un super argumentaire à vous proposer, mais que ça risque d'être usant

Activité du jour : donner des cours, aller en cours, et sûrement courir entre les deux.

Merci du jour : Jakeshaft qui se joint à ma team de consultants en déco intérieure. Dès que je me suis bougé le cul à Leroy Merlin, je vous envoie la photo...

Peur du jour : le Goncourt

Colère du jour : les journalistes de France 2 qui filment les "violences urbaines" comme un film de Carpenter

Citation du jour : "Les autres, c'est l'enfer" "Mais, non, Jean-Paul, t'as qu'à mettre 'L'enfer, c'est les autres', ça le fait plus" (JP Sartre et S. de Beauvoir in Conversations sous la couette)

Have a nice day

edit : Sauvé par le Gonc' : Mitchell Wellbeck (ça m'évite des requêtes Google sur cet écrivaillon) va arrêter de nous saoûler. Merci à F. Beigbeder ("écrivain") pour cette grande citation "La possibilité d'une île, une grande épopée balzacienne qui embrasse le monde". Gné ?

Streets like a jungle (so call the police)

"La sécurité est la plus grande ennemie des mortels" (William Shakespeare, in Macbeth)
"La sécurité, c'est la première des libertés" (Dominique Galouzeau de Villepin, in Conférence de presse)

De ces deux grands auteurs, qui a raison ? Mystère.

Sinon, un peu malheureux que Weeds soit terminé, que Lost et DH s'essouflent, j'ai décidé de me mettre à Veronica Mars. Mmmh... it smells like France 2's afternoon. C'est sympa, c'est bien joué (bien que je trouve qu'elle ressemble trop à Kirsten Dunst pour être honnête), y a des dialogues bien sentis, mais c'est vraiment trop mainstream pour moi.

Je vous avais dit que je vous parlerais des blogs de GA : bon, rien que le concept de "gay att*tude" et de blog gay, moi ça me laisse perplexe, mais chacun fait comme il le sent (parce que moi, I power Blogger, et rien que pour avoir cité ce fin slogan dans mon post, je mérite un peu de thune de la part de google). Et puis ça ressemble à une caste, ils se connaissent tous, et leurs commentaires tout en private jokes confinent à l'hystérie. Et apparemment, mieux vaut pas les faire chier, sinon, tu es blacklisté direct, et ça chambre. Je ne généralise pas, j'ai lu des blogs sympas, mais il y a une petite meute frétillante qui me fait assez peur.

Quelques googleries pour finir:"photos jonathan rhys-meyers nu" "blog gothique" "sexe récit fille", et quand même quatre requêtes "calbute"...