A la place, deux nouvelles chansons dans la radio : A little bit of soul, de Kid Loco, que j'ai retrouvé sur une vieille compil des Inrocks, plutôt sympa ; et, monomaniaque je suis, monomaniaque je resterai, encore du Divine Comedy, avec Tonight we fly, ou comment, avec des paroles frôlant la niaiserie sans jamais y tomber, réussir un hymne à la rêverie exceptionnel (one love : Neil Hannon).
Sinon, j'ai mis les commentaires en pop-up, si ça vous intéresse.
Et la prochaine fois, je vous parlerai des blogs de GayAttitude, qui m'estomaquent pour des raisons que je développerai.
Enfin ce matin photoshoot avec le chat de M., Lautrec, qui a l'air d'aimer ça :
C'est officiel, pour toi Scarlett, je renonce au stupre et à la fornication. J'abandonne le plaisir homosexuel, et je me consacre exclusivement à toi. Je te chéris, je te comble, bref, je fais de mon possible pour te rendre heureuse comme aucun homme ne l'a fait avant moi. En bref, Scarlett, je t'aime, je veux tous tes enfants, je veux me réveiller à tes côtés (et si Jonathan Rhys-Meyers veut faire partie de l'affaire, je suis vraiment prêt à m'arranger).
Tout ça pour vous dire, outre le fait que je voue une admiratoin sans bornes pour Mlle Johansson (oui, si tu veux, tu peux garder ton nom après notre mariage), qu'il faut courir aller voir Match Point. Allen connaît enfin le renouveau que l'on n'attendait plus. Et pourtant, ce n'est pas du Allen de la grande époque. C'est un autre Allen. Même si Match Point lorgne parfois du côté de Crimes & Délits, il est incroyable de voir l'originalité de cette oeuvre dans la filmo de Woody. Mise en scène épurée et intelligente, casting exceptionnel, scénario absolument épatant, utilisation brillante - comme toujours - de la musique : un grand cru allénien, une rastignaquerie terrible, un hommage à la tragédie grecque (et à Dostoïevski, comme le signale le clin d'oeil du début). Un vrai plaisir de cinéma.
PS : je remercie captainhook d'avoir fait un crochet (uh uh!) par mon blog et d'avoir dispensé par la même occasion quelques conseils salutaires sur le bricolage de ma table (parce que, hein, je vois que mon blog est quelque peu fréquenté en ce moment, mais côtés commentaires, ça n'est guère ça)
Je me souviens de rentrées cinématographiques moribondes, où d'étés catastrophiques où les daubes s'empilaient comme narguant le parisien privé de vacances que j'étais. Cette année, je ne sais pas ce qui s'est passé, mais j'ai rarement vu un tel éventail de (potentiels) bons films...
Ce qui est terrible, c'est qu'à l'exception de Gabrielle, je n'en ai vu aucun ou presque. Qu'à cela ne tienne, j'ai décidé de rattraper mon retard, quitte à frôler l'overdose...
Il me faut donc voir :
- Keane, de Lodge Kerrigan, que ça a l'air très bien.
- L'enfant, des frères Dardenne, même si j'ai toujours été quelque peu réticent à leur cinéma (bien que je ne nie en aucun cas leur talent, mais à la sortie de leurs films, il me reste toujours un goût amer)
- Match Point, parce que Woody Allen et moi, c'est une grande histoire d'amour qui touchait à sa fin tant ses derniers films étaient anecdotiques (Melinda et Melinda) ou carrément mauvais (Escrocs mais pas trop). Là, je suis excité comme pas possible. Moralité, je vais le voir ce soir.
- Les Frères Grimm, de Terry Gilliam. Ce type a un sens de l'image qui me bluffe à chaque fois.
- Wallace & Gromit, et Les Noces funèbres, parce que moi non plus, je n'ai pas changé, et que je reste un grand enfant.
- Je ne suis pas là pour être aimé, petit film français dont j'ai entendu le plus grand bien.
- Caché, de M. Haneke, même si j'ai déjà l'impression que quelque chose va me déplaire, comme toujours chez Haneke.
- Les amants réguliers, parce que j' aime bien le cinéma de Garrel, mais j'ai un vrai problème avec son fils, qui, par un hasard sommes toutes assez gênant, a toujours fait fantasmé tous les mecs avec qui je suis sorti (franchement,ce côté baiseur germanopratin chevelu, c'est tout de même assez éculé)
Donc, ça fait 9 films (x 5,70€ = 51,30€= ouille).
Pour qui comme moi, frisait l'addiction pathologique lors de la première saison de Lost, il faut avouer que la deuxième patine joyeusement, et qu'on s'emmerde ferme devant ces scénarios poussifs... Surtout que Michelle Rodriguez est à claquer avec son petit air de cheftaine mal baisée qui aboie sur tout le monde.
J'ai commandé des shoes sur CDiscount (c'est un peu la honte, mais un destockage à - 75% sur des Pumas, ça ne saurait se refuser), et ç'a été la surprise de découvrir dans mon colis deux super cadeaux : un plumeau Swiffer, et surtout le dernier CD de l'inénarrable Phil Barney (mais oui, celui qui avait commis "Avoir un seul enfant de toiiiii", en duo avec l'ephémère candidate de Loft Story, Marlène). Merci CDiscount, once again, you really made my day.
Sinon, je ne remarque que personne ne m'a répondu quant à mon interrogation métaphysique de la semaine : dois-je peindre ou vernir ma nouvelle table?
Pour l'instant, dans mon cercle amical l'option vernis semble prendre le dessus, mais c'est vous qui votez, c'est vous qui décidez...
J'ai remis à jour la radio : plein de good stuff, dont une très belle reprise du Feeling Good de Nina Simone par un petit ricain, celle de Moon River par Morrissey, encore du Divine Comedy, parce que j'ai toujours prévu d'épouser Neil Hannon, et du Dylan, parce que quand même, respect.
Et puis je vais vous parler des livres qui m'ont marqué. Je dis bien, ceux qui m'ont marqué, pas nécessairement les meilleurs.
Moon Palace - Paul Auster : On sais ce qu'il est advenu d'Auster après, c'est à dire un tireur à la ligne fatigué aux romans fatigués (voir la Nuit de l'Oracle). Il n'empêche que Moon Palace reste un des bouquins fondamentaux de mon adolescence
La maison du bout du monde - Michael Cunningham : Le succès de The Hours a permis à M. Cunningham de se faire une réputation digne de ce nom. Les Heures est un bouquin sublime, mais A Home at the End of the World, reste à ce jour ma plus grande émotion littéraire. Rien que d'y penser, j'ai envie de chialer...
Les Saisons de la nuit - Colum McCann : on lui doit Danseur, succès mérité, mais cette plongée séculaire dans le New York interlope reste un modèle de poésie urbaine
W ou le Souvenir d'Enfance - Georges Perec : c'est brillant, c'est beau, c'est du Perec (et ceux qui crachent dessus, parce que, hein, c'est de bon ton de cracher sur Perec, je les emmerde)
L'Etrange Horloge du Désastre - Rick Moody : c'est un recueil de nouvelles, de fait inégal, mais il y en a quelques unes incroyablement virtuoses.
Jacques le Fataliste - Denis Diderot : ce jour-là, j'ai trouvé mon maître à penser
Andromaque - Racine : sale souvenir de 4ème, et puis un jour, je l'ai relu avec un peu de recul, et j'ai compris...
et puis j'en oublie...
Déjà, je sentais que la journée allait vraiment être pourrie. Et puis j'avais décidé de passer ma journée à nettoyer le Beyrouth qui me servait d'appart, donc on ne peut pas dire que je me sois levé l'air guilleret et le pas décidé.
A peine levé, au moment où je décidé de replier mon lit, le drame se produit.
Un objet volumineux et lourd tombe d'une étagère de ma cuisine et atterit (je crois même que l'espace d'une seconde, je l'ai vu sourire) en plein sur ma table basse... en verre.
Vous noterez au passage l'humour des petits espaces, ou un objet de la cuisine peut tomber sur la table du.. salon.
Dans un monde parfait, cet objet aurait allègrement rebondi, et j'aurais beaucoup ri de cette petite chute. Mais nous ne vivons pas dans un monde parfait. La table-basse-en-verre a donc explosé sous mes yeux ébaubis, et là, j'ai pas du tout eu envie de rire (même si un petit rictus nerveux m'a sans doute traversé le visage). Evidemment, je me suis niqué la main en ramassant les morceaux de feu la-table-basse-en-verre, j'ai foutu du sang sur la moquette, bref, j'étais content.
Mais, bonheur dans cet océan de malheur dans lequel j'avais un pied déjà bien enfoncé, je voulais me débarasser à tout prix de cette putain de table-basse-en-verre, sommes toutes assez moche, volumineuse et lourde. Et j'avais donc acheté à IKEA une autre table basse, que j'ai galéré à monter, parce que bon, c'est IKEA, et apparemment ils ont du mal à faire des planches droites.
Entendons nous-bien, j'aime beaucoup Ikea, mais hier, ils m'ont un peu gonflé.
Mais ma table est là :
Bon, il me faut un avis : je la vernis ou je la peins?
Aujourd'hui, j'ai eu un séminaire très drôle à la fac avec un prof perché de chez perché, dont je vous livre un florilège.
"Aristote est mort d'un ulcère à l'estomac. Vous avez remarqué, ils meurent tous de ça les philosophes. Comme quoi, j'ai toujours pensé, et j'ai raison : les philosophes sont plus hystériques que maniaco-dépressifs"
"Et la vertu, comment ça s'apprend pour les aristotéliciens? A coups de pied au cul!"
"C'est toujours les applications pratiques que l'on récompense dans le gotha scientifique. par exemple, on attribue systématiquement les prix Nobel à des garagistes. J'aime beaucoup les garagistes, mais bon..."
"J'ai un collège qui est mort, et qui a passé sa vie à essayer de montrer que [je vous fais grâce du concept en question]. Eh bien, il lui aurait suffi de lire le chapitre XXIII de la Poétique, et il se serait rendu compte qu'il avait tout faux. Enfin, au moins, il est mort avec la certitude d'être un incompris."
Il finit son séminaire la semaine prochaine... je suis très triste.
You keep saying you've got something for me
1 noise(s) Nonchalament posté le 24 octobre 2005 à 01:05.Fallait-il au fond inviter Machin? Faites que Truc et Bidule ne se tapent pas sur la gueule. Et si Machine annulait ?
Et comme toujours, rien de ce que je craignais ne se produisit, et cette soirée, catalyseur de toutes mes angoisses du moment (et dieu sait qu'elles sont nombreuses), a été une totale réussite.
J'aurais souhaité que M., mal remis de la cuite monumentale de la veille, reste plus longtemps... mais j'ai été ravi que mes amis, enfin réunis, se découvrent mutuellement.
Alors, téquilapaffé jusqu'au trognon, dansant hypnotiquement sur un remix méconnu des Clash, je les regardai : N., O., F., S., A., L., et plein d'autres, se souriant, me souriant, et tel un patriarche veillant sur sa petite famille, j'ai compris que, peu importe les errements de ma vie sentimentale passé et à venir, ils étaient là, bien présents, et heureux d'être avec moi. Et alors, j'ai été heureux.
Passé ce paragraphe mièvre sur ce jeune homme découvrant subtilement la beauté de l'amitié, il est temps de passer à autre chose, comme par exemple, mon coup de gueule de la semaine.
J'habite une rue piétonne. Le premier qui me dira "Wahouu, ça doit être silencieux alors", je lui défonce la tête à coups de jambonneau. Et pour la première fois de ma noble et brève existence, je deviens allergique au bruit. Entre les batailles au couteau de crack-addicts, les marteaux piqueurs à huit heures du mat, les descentes de flics (qui n'ont que ça à faire que de contrôler des clodos au mileu de la nuit), la boutique gothique en face de chez moi qui ne s'en remet pas d'avoir découvert Rammstein, et mon voisin hystérique du bricolage, je me mets à rêver d'un meublé donnant directement sur le périph', ou seul le doux ronronnement de la circulation à flux tendu viendrait me bercer...
Un jour, j'ai pété un câble. Trois follasses qui sortaient d'un bar avaient décidé de me pourrir la nuit en jacassant à quatre heures du mat en bas de chez moi. Je suis descendu en calbute torse nu dans la rue pour les supplier de la fermer, tout en leur racontant (les pauvres) mes malheurs du moment. Ils m'ont vraisemblablement pris pour un psychotique, mais je n'ai jamais aussi bien dormi que cette nuit là.
Sinon, malgré l'air hagard de celui qui s'est couché à 7h, je me suis rendu à la biennale des arts décoratifs de la Porte Dorée. Que de beaux objets hors de portée de mon compte en banque à l'agonie!
Je m'adresse donc à toi, lecteur potentiellement riche et charitable, et j'en appelle à ta générosité pour pouvoir m'acheter une gorgeous table dont le prix doit sans doute dépasser le salaire annuel de quatre ouvriers. Généreux donateur, ça se passe ici : zefede(at)free(point)fr
PS : Je remercie vivement Bochat pour m'avoir adressé un fort aimable commentaire lors d'un post précédent, commentaire que, glandu de la life que je suis, je n'ai découvert qu'aujourd'hui.
Alors comme je suis, au fond, un gars sympa, j'en profite pour faire de la pub à son blog, très drôle et brillamment écrit.
I'm a loser baby, so why don't you kill me?
2 noise(s) Nonchalament posté le 20 octobre 2005 à 21:44.
TF1 adore les lapsus sur son site d'infos : pour preuve, cette magnifique, que dis-je cette transcendentale bourde commis sur leur "Fil News"Quand l'UMP devient le temps d'une page web le Medef. C'est presque beau
Sinon, je suis totalement déprimé, mais j'imagine que ça n'intéresse personne

On peut le dire j'ai été gâté pour mon anniv'.
Manquent à l'appel une photo orginale de Jim Jarmusch (que je ne peux pas diffuser sur le net, pour cause de droits très limités), deux verres (qui sont trop crades pour être décemment montrés), deux paires de chaussettes (à laver), et surtout, surtout, un wunderbar appareil photo numérique, qui, de par sa nature, est assez difficile à photographier.
Et l'on se rend compte alors qu'avoir des parents divorcés est un bonheur à chaque anniversaire, tant la surenchère de cadeaux bat son plein entre mes deux géniteurs.
Mais surtout, mon Pôpa m'a enfin offert ce dont je rêvais secrètement : un de ses dessins.Je vous laisse juger, mais, même si ce n'est pas joyeux joyeux, c'est quand même un putain de dessinateur...
A part ça, tout va plutôt bien, malgré le retour la semaine dernière de quelques angoisses nocturnes. La soirée déguisée chez M. était plutôt drôle. Claqué, et ivre mort, je suis rentré me pieuter à 3h30. A 5h, M. - ivre, mais ça c'est à la limite du pléonasme - s'est senti obligé de m'appeler sur mon fixe : "Amour amour, je m'ennuie sans toi. Je peux venir dormir chez toi". Il arrive, me raconte qu'il s'est fait emmerder (et un peu bousculé) par trois cailles sur le chemin, et, hagard, je fais semblant de compatir. Il s'endort amoureusement sur mon épaule.
Samedi, je remets le couvert, mais cette fois c'est moi qui organise (pas chez moi, on tient à peine à deux). Thème de la soirée "SHAKE YA BODY : ROCK OR KITSCH?". L'idée, une méga playlist sur mon iPod alternant tubes de merde et bon rock. Des supers matchs Clash vs. O-Zone en perspective....On s'amuse comme on peut.
Sur ce, je m'en vais retrouver mon homme, qui, sur son fier destrier blanc, m'emmène boire un verre au Pantalon...
Cause it hurts them all to see someone like you !
1 noise(s) Nonchalament posté le 15 octobre 2005 à 11:06.Dans la série "On n'arrête pas le progrès", oyez oyez que Destop (entreprise qui a rendu des milliers de plombiers malheureux, mais évité à d'autres milliers de bricolos du dimanche de passer ce dernier les mains dans la merde) vient de sortir un nouveau produit miracle.
Ce sont des petites billes (en fait, de la soude caustique sous forme anhydre, c'est à dire sans eau) qui réagissent au contact de l'eau et te débouchent ton évier en moins de deux.
Le problème, c'est que l'utilisation de ce produit ressemble plus au petit chimiste qu'à la dinette.
Ca bouillone, ça chauffe, ça fume, et putain, c'est super flippant (même quand tu as lu quinze fois le mode d'emploi bardé de "Attention")...
Mais, je dois l'avouer, l'efficacité du produit est assez incroyable.
La 1ère (et peut-être unique) saison de Weeds s'est achevée, à mon grand désespoir. La dernière scène a ce petit quelque chose qui fait les grandes séries...
Et Mary-Louise Parker est incroyable (à quand un premier rôle sur le grand écran?)
J'ai compris que je n'avais pas digéré toute la colère que j'éprouvais pour M., je lui en veux encore de m'avoir fait souffrir comme il l'a fait, et j'ai tellement de mal à lui pardonner.
Dans la même journée, j'ai du
- expliquer comment les machine à laver de la laverie marchaient à un analphabète
- indiqué à un "déficient mental" où se trouvait le rayon alcool du Monop
- redresser une "déficiente visuelle" qui s'était vautrée dans le métro
- aider ma "voisine sénior" à monter ses courses.
Et je me rends compte qu'une grande carrière de scout m'a échappé.
Je me suis pris la tête avec le nouveau serveur de mon QG qui n'arrêtait pas de gueuler sur les clients ou de gémir.
J'ai une touche monumentale avec une (très) jolie fille de la fac, et j'attends avec délectation le moment où il me faudra lui dire que, décidément, je préfère les garçons.
Je trouve que l'idée de soirée déguisée est vraiment trop naze, mais je dois quand même aller y bouger mon cul ce soir dans un déguisement dont j'ignore encore la teneur (pourquoi, mais pourquoi, personne ne m'avait cru lorsque la dernière fois, je m'étais déguisé en dépressif)
Et pendant ce temps là, la grippe aviaire arrive... tous aux abris!
Toujours dans la catégorie linkage (genre : hu hu u can find some funny things on the net), allez voir ce que des petits rigolos de l'université de Virginie ont concocté... le principe est simple : il s'agit de trouver les degrés de séparation entre n'importe quel acteur et Kevin Bacon.
Mais si, tu as compris... Bon, je t'explique, et comme je suis pédagogue, je t'explique par l'exemple.
Sophie Marceau a joué dans Lost & Found avec Harper Roisman, et Harper Roisman a joué dans We married Margo avec... Kevin Bacon. Sophie Marceau a donc 2 degrés de séparation d'avec Kevin Bacon.
Selon le site, seuls 12% des acteurs recensés sur imdb n'ont aucun lien avec Kevin Bacon...
Si vous en avez marre de Kevin Bacon, vous pouvez jouer avec d'autres acteurs, et former des alliances improbables. Severin Ferrer et Maggie Cheung ont par exemple 3 degrés de séparations...
Donc voilà, c'est stupide, totalement accessoire, et de fait totalement indispensable.
Passées ces considérations cybernétiques passionnantes, je pourrais vous parler de cinéma (ou pourquoi j'ai aimé Gabrielle de Chéreau), de musique (ou pourquoi j'abhorre Cali), de littérature (ou comment se fait-ce que mon père m'a offert tout Bataille dans la Pleïade?) de moi (ou pourquoi mon dimanche en namoureux à Trouville a foiré), de mes coups de gueule (ou comment le Pop In s'est transformé en antichambre du Marais), mais tout cela vous ennuierait, non?
That's all folks
edit : non, that's not all, je suis une vraie brêle, je pensais que l'Oracle de Bacon était un summum de la modernité! Notataule! Ce jeu a été inventé en 1996 (bon, ça va, j'ai juste 9 ans de retard)... Preuve s'il en fallait que je suis vraiment à l'ouest parfois...
Sinon, enfin rentré à la fac qui, malgré ma réorientation n'est décidément pas Temptation Island... Mais où sont ces beaux gosses et belles filles que je croise depuis quatre ans sur le campus? Manifestement, pas avec moi...
Il fait froid, alors, la nuit, M. me tient chaud. Comme cette nuit, où, se glissant dans la couette après moi, il me caresse sans un mot et, toujours sans un mot, m'embrasse délicatement le cou. Je voudrais lui dire que je l'aime, mais par ses baisers, et plus encore par la suite, il est justement en train de me le dire. Alors je succombe à ce silence si rare entre nous (son coloc ne m'a t'il pas glissé que nous étions de fieffées pipelettes?), et, tel un feu téléfilm érotique de M6, je m'abandonne à lui. Je crois que c'est ce que j'aime dans le sexe avec lui : parfois, nous baisons, et quelquefois, comme hier, nous faisons l'amour. J'aime les deux.
Et la Nuit Blanche? I shall not drink nous avait prévenu un télé-évangeliste la veille sur GOD TV! Que n'aurais-je du écouter la parole divine. Too much vodka donc, le temps de passer voir môman présentant son émission sur France Culture. Scène cocasse, où je me dirige inocemment vers ce qui semblerait être une entrée : "Sur invitations seulement". Prêt à rebrousser chemin, M. m'en empêche et se dirige à nouveau vers le vigile "Mais enfin, c'est le fils de ****, qui présente l'emission en ce moment même, c'est un scandale". Il y a des fois où la différence de classe se voit : je n'aurais jamais pu faire ce genre d'esclandre et jouer mon nom pour rentrer. M. l'a fait pour moi... On voit Môman, petit coucou, et sur le chemin du retour, cet estomac qui fait des siennes, celui de M. aussi. La nuit blanche s'est donc terminée à minuit et demi autour d'une cuvette de toilette...
Sur ce recit passionné d'une vie passionnante, je vais me coucher, et je vous laisse avec ma radio (dont il faudrait songer à en faire un lien permanent, nein?).
Veuillez agréer bla bla bla bla